jeudi 12 novembre 2015

Sous le parking...


Pour ceux qui se souviennent de la descente en pente douce près du poste radio...





28 commentaires:

  1. Quelqu'un peut-il m'expliquer ce que c'est que tout cela. J'imagine que j'étais bien en vie à l'époque, mais n'ai point pratiqué. Un parking au pied de quoi ? Juste avant la jetée ouest ou en face de la jetée ouest ? Je suis curieux de savoir. C'est quoi ?

    FG

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    1. Nous sommes sous le parking entre le début de la jetée Ouest et le calvaire. Quand j'étais gamin, on venait jouer sur cette pente douce qui partait du poste radio. Je vais rajouter une carte postale.
      Olivier

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    2. Mince OLIVIER, j'ai traîné mes guêtres dans ce coin là mille fois sans aller voir en-dessous. En tout cas la dernière photo me rappelle des souvenirs. Ce n'est plus comme cela maintenant, n'est-ce pas ?

      Je suis passé par le quai du Hâble cet été et j'ai trouvé, me semble-t-il, tout cela bien différent. Très différent. Il est vrai que je n'ai pas sur le coup établi de relations entre l'après et l'avant, mais j'imagine que vous allez me confirmer tout cela.

      Fausto.

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  2. C'est amusant de constater que le sol de la descente est resté d'origine.
    G-M

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    1. Cela n'a donc que très peu changé ? En surface aussi ? (je ne crois pas). Soyez gentils, expliquez-moi.

      Fausto.

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    2. En surface c'est un parking qui vient d'être fermé aux véhicules car le soutènement n'est pas fiable ( les piles en béton que l'on voit sur les photos. Ils consolident donc. C'est pour cela que j'ai pu aller prendre ces photos.

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    3. On voit même la base des pieux en bois de la passerelle de la carte postale ou de celle qui l'a suivie.

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  3. J'y ai appris à nager, et à plonger ( coté chenal ) ainsi qu'à la "carpente!....
    La raison de cette Cale en pente douce, est en fait ce qu'on appelle une chambre d'expansion, ( en asymétrique il y a la même coté Pollet ) le but est de casser les lames qui entrent dans le chenal ; en largeur, ce qui les diminuent en hauteur; Les estacades de bois, étaient elles ;des chemins de halage, qui n'ont pas été reconstruites.
    Les pieux soutiennent le parking , qui lui a été conçu pour les poids lourds en attente d'embarquement; sur les ferries quand ils étaient quai Henry IV. ( c'est pour conserver le principe de la chambre d'expansion , que çà ne fut pas purement et simplement remblayé!) Mais le nombre et le poids de tous ces camions , au fil des années, a affaibli la structure; d'où les travaux en cours, actuellement. ( et les photos d'Olivier montrent bien tout çà.
    Jean-Louis

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    1. Je me demandais bien comment s'appelaient ces deux bassins à plan incurvés, situés à gauche et à droite de l'entrée du chenal, et que j'avais découvert sur des cartes postales anciennes. Merci. Je sais maintenant, mais j'en avais compris le principe, à ma façon.
      Grr
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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    2. J'en comprends le principe. Mais l'estacade, elle-même, sert-elle aussi à "hacher" les vagues ? Fait-elle partie du dispositif d'ensemble, ou n'est-elle seulement d'un "chemin de passage" - et de halage ?
      Grr
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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    3. Elle n'était qu'un chemin de halage, bâtie du temps où les pêcheurs ( à voiles ) entraient au port par leurs propres moyens, puis, la jetée passée, lançaient une amarre et se faisaient " haler " par des gens qui les attendaient ( souvent la famille , ou des anciens ) Plus tard, les plus lourds eurent un petit remorqueur à vapeur,pour entrer ou sortir. Par contre le passage en " pont de bois" de la jetée Ouest sert à diminuer la violence du courant dans les passes; dès qu'il y a 1 à 2 h. de mer montée, au lieu de s'engouffrer entre les jetées, sous ce passage, cela fait comme " un raccourci " qui permet à la mer de pénétrer, à l'intérieur du port sans passer par les jetées. ( même chose quand elle baisse, mais en sens inverse)
      cela répond-il à ta question ?
      JL

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    4. Oui, dans un sens. Ce que je comprends, c'est que "le système de défense" de l'entrée du port de Dieppe était composé de jetées, d'estacades brise-lames et de ces deux chambres d'expansion. C'est génialement conçu, fruit certainement d'une longue pratique, d'assauts subits et d'observations. Merci.

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    5. C'est çà; et où il y a les ferries aujourd'hui, c'était en fait les brises lames; face à l'entrée dans l'axe, alors que le chenal , lui, quand on rentre; part sur la droite,.
      Quand ils ont décidé de mettre les ferries à cet endroit, ils ont raccourci la jetée Est d'une cinquantaine de mètres, raccourci la morgue de 25 m, et rallongé la jetée Ouest de environ 200 mètres plein Nord, pour couvrir le poste à quai, ainsi créé. ( mais qui bien sur supprimait les brises lames )
      JL

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  4. Merci JEAN-LOUIS. Voilà qui s'appelle une explication technique claire et précise. Du coup j'ai tout compris et parviens à me souvenir de l'endroit.

    FG

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    1. Oui, l'estacade c'était quand j'étais petit et elle a dû disparaître dans les années 60, n'est-ce pas, avec l'arrivée des ferries qui commencent à fonctionner justement dans les années 60 : le Falaise modifié, puis le Villandry et le Valençay.

      La dernière photo d'Olivier, plus les explications données par les intervenants m'apportent un sacré éclairage et me font remonter dans le temps. C'est un souvenir d'enfance très lointain qui justement remonte à la surface. L'estacade était bien entre le calvaire et le début de la jetée Ouest et n'a donc pas été reconstruite après la construction du parking. Merci pour le voyage dans le temps !

      Fausto.

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  5. Complément d'infos. :
    Quand j'étais gamin, on appelait çà " les fermes "; On s'y baignait à la pleine mer ( évidemment) quand le vent ne permettait pas de se baigner sur la plage, à cause des rouleaux!.....
    JL

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    1. Tu sais JEAN-LOUIS, c'est un peu pour moi comme la pompe à essence "années 50" encore visible quai du Hâble dans les années 60 ou les Halles ou marché Normand (architecture) après le Pont Ango.

      C'est pour moi comme des flashs. Des choses que j'ai vues au moins une fois et que je n'ai pas retrouvées après. Elles avaient en effet disparues. Je crois que j'ai été en fin de quelque chose et en début d'autre chose. En tout cas tout cela m'éclaire sur mon propre passé et les questions que je me suis posées étant déjà adolescents (que sont devenus ces espaces de mémoire ?). Là ça revient très fort.

      Merci pour tout cela à toi et à tous les autres !

      FG

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    2. "Elle avaient en effet disparu" et "étant déjà adolescent". Je les accumule. Mille excuses encore.

      Fausto.

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  6. Avec les copains, à marée basse, bien sûr, nous descendions, et passions dessous le pont de bois et allions nous promener sur le radier. Nous pouvions aller jusqu’à l’épi (partie du quai juste en face de la rue de la Rade) ou inversement.
    Il fallait faire attention car c’était glissant. Il y avait du varech et des algues vertes.
    Evidemment il ne fallait surtout pas que les parents l’apprennent.
    Il y avait, je crois, sur le pont de bois, des échelles, coté chenal. Nous les remontions parfois depuis le radier. Il faut admettre que c'était assez osé.

    Ah oui, on jouait bien au bout du quai...

    Il y avait, aussi, il me semble me souvenir, autour de cette descente, une odeur d’eau de mer stagnante mélangée au varech et aux moules qui séchaient. C’était assez particulier.
    Je crois aussi,avant d'être définitivement démoli pour permettre la construction du parking, que le pont de bois avait été interdit aux piétons pendant un certain bon bout de temps.

    BARCOS

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    1. tout ce que tu dis est parfaitement vrai!.....à moi aussi, il m'en rappelle des odeurs de varech, de moules séchées et de "crabes enragés"....
      Les échelles étaient bien là!...on s'en servait pour remonter après avoir plongé dans le chenal!...et échelon après échelon, on finissait par plonger du haut!...
      Le pont de bois, faute d'un entretien suivi a effectivement été interdit, car trop dangereux.avant qu'il ne soit démoli.
      JL

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    2. Pourrais-tu préciser ce que tu entends pas "crabes enragés" ? La mise en scène des guillemets laisse imaginer beaucoup de choses...
      La suite ! La suite !
      Grr
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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    3. Magnifique évocation. Pas Dieppois, mais ça raconte plein de choses. J'essaie de comprendre, de me situer. C'est quoi "le radier" ?
      Grr
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

      Grr
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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    4. @ Gros Léon
      Ici, pour les crabes, on recherche surtout les étrilles, les tourteaux, l'araignée. En bas de gamme il y a le crabe vert et l'enragé ( plus rouge). Le plus "enragé" de tous est l'étrille, très vive et belliqueuse.
      Le radier est la plate-forme à la base de la jetée, sur lequel elle repose. Un radier souvent renforcé par des palplanches.
      Olivier

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    5. Merci pour ces précisions. je vais en rêver cette nuit.
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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    6. Je viens de regarder sur Internet. L'étrille rouge, c'est déjà une belle bête...
      Et puisque l'on est au chapitre des crabes, j'ai vu sur des cartes anciennes qu'il y avait une "tour aux Crabes", quelle est la raison de cette appellation ?
      Gros Léon - (Bernard Lallement)

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  7. Oui, BARCOS, vous me rappelez les folies des gamins de l'époque et d'un peu après. Cette dangereuse liberté dont on parle souvent, mais cette liberté qui est sans doute le plus important. Nous étions bien loin des jeux vidéo et du virtuel. En effet, malgré la surveillance, disons-le, lointaine et très supportable des parents (des miens et de ceux de mes camarades en tout cas), que d'âneries et d'imprudences ont été faites en douce. Pas de règlement, pas d'entraves apparentes. Un bonheur ceci étant et un immense terrain de jeu allant de la jetée au jardin d'enfant, en passant par les pelouses, les quais, les ruelles, les maisons démolies, le dépôt de la ville et bien d'autres choses encore. Et puis quelques pointes vers le Pollet ou même la jetée Est et les falaises qui la dominent.

    Mais l'estacade de la photo, quand a-t-elle été démolie? Je n'y ai jamais joué et j'ai l'impression de ne l'avoir vue que deux ou trois fois il y a très longtemps, mais peut-être que je me trompe.

    Fausto.

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  8. Je pense que la démolition et la reconversion en parking a eu lieu fin des années 70 ou début 80.

    Nous poussions nos jeux jusqu'à ROSENDAL. Il y avait un blockhaus et le château de ROSENDAL n'était pas encore réhabilité.

    Sur l'esplanade, près du vieux château,certaines villas étaient encore inhabitées (celles en pans de bois tout au bout face à la mer) et dans le vieux château, la tour (je ne me souviens plus du nom) nous offrait beaucoup d'espaces pour jouer malgré et parmi les décombres.
    Que de souvenirs...
    Fausto, vous qui êtes du bout du quai, vous avez forcément connu l'estacade dont il est question.
    Quant aux endroits interdits et que nous fréquentions pour jouer, il y avait aussi la gare maritime avec ses wagons et ses grues. Nous y trainions en fin d'après midi ou début de soirée quand les employés avaient déserté les lieux.
    BARCOS

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    1. Certes, oui, la GARE MARITIME du haut de laquelle, quand il avait neigé, nous lancions des boules de neige sur la tête des passants pour ensuite nous enfuir lorsque nous nous faisions "courser". Quelle innocente provocation et quelle excitation ! Sans compter le jeu qui consistait à "s'attraper" en passant devant les guichets qui se trouvaient, si mes souvenirs sont exacts, en haut et au milieu de la gare maritime.

      Pour l'estacade cela doit être ma mémoire qui flanche. Je m'en souviens grâce à vous, mais j'ai l'impression qu'elle a été détruite quand j'étais un petit enfant, c'est-à-dire dans les années 60.

      J'ai peut-être été influencé par les photos que j'ai vues après et m'imagine que sa destruction date de mon enfance, mais si c'était dans les années 70, non, là j'étais adolescent. Ce qui m'inquiète c'est que je devrais m'en souvenir très clairement, mais c'est pourtant flou pour moi comme si c'était un souvenir beaucoup plus ancien. Même chose pour les estacades de la plage d'où j'ai dû plonger une ou deux fois. Il paraît quelles étaient encore là dans les années 80, alors que j'ai l'impression que mon souvenir renvoie encore une fois à mon enfance. Bon, tant pis. C'est ce qui s'appelle perdre précocement la boule (qui en ce cas et en substance n'est pas de neige).

      Fausto.

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