lundi 18 mai 2015

Le "Bordeaux" dans l'avant-port.


22 commentaires:

  1. Cargo charbonnier Bordeaux construit à Saint Nazaire en 1912 pour le compte de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Etat (London, Brighton & Southern Coast Railway Co., mgrs.), port d’attache Dieppe. Numéro de chantier 211.
    Placé comme le Brest sous la gestion des compagnies britanniques, il assure la ligne régulière de transport de marchandises diverses entre Dieppe et Newhaven
    16.09.1915 : réquisitionné à Dieppe
    Affecté au Verdon
    21.01.1919 : déréquisitionné
    Il reprend son service à la Compagnie des Chemins de Fer de l’Etat
    1923 : géré par la Southern Railway
    01.01.1938 : suite au protocole d’accord signé le 31 août 1937 entre l’Etat les 5 grandes compagnies de chemin de fer, la Société Nationale de Chemin de Fer est officiellement constituée. L’Etat en est actionnaire à 51% et les compagnies privées (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée et Midi) à 49 %. Ces dernières ont pour mission d'apporter les lignes et le matériel nécessaires au réseau ferré. A sa création, le Bordeaux devient tout naturellement propriété de la SNCF.
    1940 : réquisitionné. Il est ensuite saisi par les Allemands. Transformé et utilisé dans un premier temps en mouilleur de mines par la Kriegsmarine, il est plus tard reconverti en navire-hôpital à partir du 29 juin 1944
    01.09.1944 : il est arraisonné par un destroyer britannique entre Saint-Malo et Saint-Hélier
    1945 : il est récupéré par la SNCF et remis en état, il reprend son service sur la ligne Dieppe-Newhaven
    1948 : il est géré par la British Railways
    11.1951 : il est vendu à une société belge pour la démolition. cf http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/auxiliaire-dragueur-bordeaux-sujet_1539_1.htm

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    1. Merci pour toutes ces informations et merci d'avoir rappelé notre SNCF. C'était effectivement sous Camille Chautemps qui tentait de poursuivre les expériences du Front Populaire.

      Tiens, et pourquoi le Bordeaux ?

      Fausto.

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  2. La photo doit se situer entre 1946-48 ?...sur l'avant du "Bordeaux" on voit le "Londres", je crois, puis le "Worthing", les 4 postes du Quai henry IV sont occupés, ce qui montre que les dégâts de la guerre ont été réparés (du moins, de ce coté, car coté quai du carénage, et pertuis du d'accès à la Darse!....çà semble en mauvais état!...) on y voit des flèches de grues de TP.. la poissonnerie au détail est bien visible, et on voit des "canots" à poste.
    JL

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    1. Je ne vois pas la poissonnerie

      barcos

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  3. Peut être 1949 Jean Louis le batardeau de la porte écluse du pont levant est en construction et le pont a été mis en service en 1950
    Fausto tout comme le Nantes et le Brest grande ville portuaire pour le Bordeaux

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  4. le "Bordeaux" qui a traversé 2 guerre mondiales! de 1912 à 1951,( année où il fut ferraillé après 41 ans de bons et loyaux services) était pratiquement identique à l"'Anjou" et au" Maine"qui furent coulés durant la 1ère guerre mondiale.
    Il fut remplacé par la série des 3 : "Nantes"" Brest" et "Rennes" que nous avons bien connus.
    Après guerre certains des paquebots avaient les noms des villes où s'étaient déroulées les batailles marquantes de 39/45.:
    Arromanches; Lisieux; Falaise;Dover et le ;Londres,( qui garda son nom "à la Française"Bien que sous pavillon Anglais;ce qui faisait curieux, à la poupe: "LONDRES"et en dessous port d'attache "LONDON")
    JL

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    1. "2 guerres...."...je devrais relire un peu mieux!...

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  5. On voit à l'arrière du BORDEAUX, une barre à roue.

    A quoi servait-elle ?

    Barcos

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  6. Surement la barre de secours en cas de panne de la principale,quand je travaillais dans la réparation navale dans tous les locaux" barre" il y avait un système de secours

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    1. C'est effectivement la barre de secours,qui souvent, fonctionnait, avec un système à chaine en direct sur le safran, alors que la barre principale en passerelle, sur ces anciens bateaux, était assistée à vapeur.
      Plus tard, ce fut hydraulique.et actuellement, un simple tiller ( genre "joystic") commande une assistance électro-hydraulique, gérée par informatique, couplée à un pilote automatique, éventuellement connecté au GPS et au radar.!.....
      Pour l'anecdote,la 1ère barre de secours ( il y avait plusieurs systèmes) sur le "Clémenceau",était complètement à l'avant, sous le pont d'envol!...)
      JL

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  7. JL, vous dites plus haut :
    "la poissonnerie au détail est bien visible"

    Je ne la vois pas. Où est-elle ?

    barcos

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    1. juste derrière le paquebot " Worthing" les arches visibles ne sont pas les arcades, que l'on voit en plus petit, à gauche des plus grandes qui sont ; elles; les montants de l'ancienne poissonnerie au détail, qui fut remplacée, par celle en arc, devant le tout va bien.
      JL

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    2. Ca y est je les vois.

      Merci

      barcos

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  8. Jean Louis en forme de coquille St Jacques

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  9. Je ne l'avais pas noté; mais le "Londres" est en instance de départ!...il a le pavillon P du code , qui signifiait "Partance". Effectivement, il est au poste III cap à l'Est.( on disait cap à la sortie), et aussi comme on disait; il a "chouiné" ( voir "La Chouine" le super livre de J.Lafosse sur la ligne) qui nous dit < Vient de l'Anglais swing ( éviter, en terme maritime) faire volte face, prononcé à la "Polletaise">......
    JL

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  10. Il a aussi un Radar!.....rare pour l'époque!.....( le "Worthing",et le "Bordeaux" n'en ont pas! )
    JL

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    1. En effet, les premiers radars n'équipaient pas les bateaux, ils étaient des instruments "terrestres" qui permettaient notamment de surveiller les côtes anglaises.

      La nécessité cependant d'avoir un instrument de prévention direct, autre que la traditionnelle corne de brume, pour éviter notamment les collisions entre navires, firent que l'invention du radar équipât les navires (d'abord sur les navires de l'amirauté à partir de 1938).

      A la fin de la seconde guerre mondiale, la technologie du radar était maîtrisée entrant notamment dans le domaine de l'arien et du maritime.

      Alors un radar sur un bateau, à Dieppe, juste après la guerre (quand exactement ? 1949 pour ALAIN), oui, c'était une nouveauté qui allait se généraliser.

      Fausto.

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    2. Mille excuses, pour après la guerre, il vaut peut-être mieux parler de l "'aérien" plutôt que de l' "Arien". Nouvelle faute de frappe, fort involontaire, que vous me pardonnerez.

      Fausto.

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    3. D'autant plus que les horreurs de la seconde guerre mondiale nous renverraient plutôt à "Aryen". En pleine forme ce Fausto.

      Fausto.

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  11. En 1963, je naviguais à la CNF, ( des bananiers ) Nous avions encore le "Manéah" qui n'avait pas de radar!.....
    JL

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  12. Daniel MAURICE3 juin 2015 à 13:25

    Bonjour le amis,
    Si ma mémoire ne me trahit pas, deux navires français étaient équipés d'un radar en 1935. C'était un "détecteur d'icebergs" qui était à bord du paquebot "Normandie" et de 'aviso "Ville d'Ys" qui assurait l'assistance des pêches à Terre-Neuve.

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  13. C'était quand même, du domaine de l'exceptionnel!....et aussi l'ancêtre du radar tel qu'on le conçoit.
    Les chalutiers; d'après guerre,n'en avaient pas; et il fallut attendre une certaine miniaturisation pour que les coquillards en soient équipés!... vers1970 -72.
    JL

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