vendredi 5 septembre 2014

Au grand ridin


26 commentaires:

  1. Et le Coup de Roulis Gégé

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  2. il n'y a plus rien maintenant à la place de la poissonnerie ?
    C'était le foyer du marin qui l'avait remplacé, non ?

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  3. Cette photo semble dater d'avant la seconde guerre mondiale ou de l'immédiat après-guerre.
    Derrière les 2 canots creux, le chalutier semble être moderne et à moteur. Ceux amarrés derrière doivent "marcher au charbon" vu la hauteur de leus cheminées, pour améliorer le tirage. Je reconnais l'ancienne poissonnerie à la place de laquelle a été construit plus tard le foyer des gens de mer et les bistrots (tous des "cafés du mile") dont le Jehan Ango avec sa devanture en carrelage, si particulière.

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  4. Pour sourire...
    Ma vocation de marin est née quand mon père m'a dit qu'on était sur terre pour travailler....

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    1. Chers tous, je n'ai pas connu la poissonnerie. En revanche, le Jehan Ango et son "carrelage", comme le dit Daniel, ça m'a sauté aux yeux. Ce café était encore là lorsque je suis parti de Dieppe, tout tout jeune homme, en 1979. J'ai même l'impression, d'après la photo, que c'était exactement le même.

      Le foyer du marin aussi ça me rappelle quelque chose, mais peut-être que je me trompe. Une expo quand j'étais grand comme trois pommes. Il y avait une maquette de bateau qui est restée dans ma mémoire. En fait c'était dans ce coin. Était-ce le foyer du marin ou autre chose ? Je me souviens en tout cas d'un jour ensoleillé. Des trucs de gamins qui restent pour la vie. Je me souviens d'un gars qui avait vraiment l'air d'un marin et qui parlait avec mon père. Enfin pas davantage, mais comme disait mon propre gamin quand il était tout petit : "c'est tellement beaucoup".

      Maintenant mon coup de gueule. J'ai disparu du blog pour des raisons multiples (on ne fait pas toujours ce que l'on veut), mais où sont les interlocuteurs ? Aux pâquerettes pour reprendre sans doute une allusion onomastique de notre irremplaçable JL (voir interventions précédentes). Souvenirs ... souvenirs. Un gars du Bout-du-quai, cela ne s'invente pas, cela se vit.

      Grand Dieu, tout le monde sur le pont ! (je m'endors). Heureusement que Daniel, Catherine, Gégé et Olivier étaient là. Where are the others et tous ceux qui interviennent de temps en temps, mais insuffisamment à mon pauvre goût  ? Et puis tous ceux qui vont intervenir pour me (pour nous) parler de mon (de notre) Dieppe.

      Ramenez-là !

      FG

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    2. J'aimerais rappeler en pensant à une histoire de musée de la vie quotidienne (voir précédentes conversations que je viens de lire) l'importance de la "lessiveuse" encore quand j'étais tout gamin (années 60). J'ai eu l'impression en lisant vos écrits que ce musée renvoie à des temps préhistoriques. Eh bien non, ma maman utilisait encore des trucs comme ça dans les années 70. Enfin, j'imagine que tout est une question de niveau de vie (le nôtre n'était pas terrible).

      Dans les années 70, moi je me lavais encore dans une bassine avec une éponge, de l'eau plus ou moins chaude (provenant de la cuisinière), voire froide, et du savon.

      FG

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    3. Lessiveuse, essoreuse à rouleaux à manivelle. Le baquet en zinc du bain, je l'ai toujours. J'y ai mis des fleurs...

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    4. Alors tu vois, pour mettre de l'ambiance, et voulant être drôle, je te dirai que moi je n'ai plus tout ça, mais une chose est sûre c'est que je n'y ai jamais mis de fleurs mais plutôt le bas de mon dos (en clair mes fesses, comme tout le monde, et pour être poli, parce que j'aurais pu dire autre chose). Mon baquet était dernier modèle à l'époque (en plastique, et alors ça se fabriquait encore en France).

      Je t'assure, bien entendu de ma bonne tenue, c'était simplement pour rire car au passage ça me rappelle des souvenirs assez cocasses.

      La poissonnerie de la photo je ne l'ai pas connue. Elle a l'air très typique. Quand a-t-elle été rasée ?

      C'est par ailleurs bizarre, quelle que soit l'époque et les changements, on reconnaît toujours Dieppe comme si en changeant rien n'avait changé. Une énigme.

      Enfin, bravo à Jean-Louis pour son exposition. J'avais oublié d'en parler et je suis sûr que son histoire de Pâquerette est une allusion onomastique parce que j'ai trouvé une trace de quelqu'un qui s'appelait ainsi et pourrait correspondre, mais peut-être que je me trompe.

      FG

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    5. peut-être pas Fausto.....peut-être pas ?!....

      salut à tous, je suis parti quelques jours en Alsace, et me voilà revenu!....Merci à toi Fausto,pour mon Expo. ( le Janiclou cher à ton cœur a été vendu!....)
      Pour revenir au "Grand Ridin" ( le Jehan Ango ) et aussi pour répondre à Sophie, :
      La poissonnerie en gros fut détruite en 63 ( si mes souvenirs ne me trahissent pas;) et à la place fut construit ce hideux bloc de béton, qui fut d'abord effectivement, "foyer du marin"; puis "foyer des gens de mer" avant d'être repris par les" Affaires maritimes" pour le "Quartier" de Dieppe, puis comme cité plus haut, par Olivier, le "Syndicat Mixte".
      Quand au "Grand Ridin".....il fut comme disait Daniel, ...mon café du "Mile" du temps de Mr et Mme Urando; , et de Emile Courché; puis de Alban Legardien .après il changea encore de propriétaire, et j'ai perdu de vue son évolution.
      il fut fermé au moins 1 an et vient de ré-ouvrir récemment .Que deviendra-t-il ????....lui qui avait pour vocation la pêche et les transporteurs qui gravitaient autour.....( Bataille; Thominette; Noeutelaers. la Coop; etc...?????...).
      .réussira-t-il son virage vers une autre clientèle???....
      En 1961 j'étais sur le Printemps, la livraison se faisait à Boulogne, et nous revenions en car....au "Grand Ridin" !...je traversais la rue, et vendais mon "partage" en face dans cette fameuse poissonnerie, à la cour de marée du mareyeur " Cadiou "......( que les moins de ....50 ans ne peuvent pas connaitre!!!!.....)
      Mais bon; j'arrête là mes souvenirs...
      JL

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  5. Rapidou : 1911 construction de la poissonnerie de détail qui ne disparîtra qu'après la Seconde Guerre mondiale. Celle qui était devant les Arcades de la Bourse datait de 1711.
    19 septembre 1926 : Inauguration de la poissonnerie en gros quai du Carénage.
    Beau week-end à toutes et tous

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  6. A propos du foyer des gens de mer, mon cher "matelot" Jean Louis (Nono pour les intimes), te souviens tu de cette anecdote qui doit dater du début de années 1971-72.
    A cette époque tu étais en congé et naviguais au Commerce, et moi en permission, dans la Royale, embarqué à Cherbourg, sur la Lyre, un dragueur de mines.
    Un midi nous avions décidé de déjeuner un midi au foyer. Tout était complet et la serveuse nous a refusé. Tu as demandé le gérant et lui a précisé qu'inscrit maritime, tu étais membre de droit dans ton foyer et moi membre admis, alors qu'à table il y avait beaucoup de gens installés n'ayant aucun lien avec le monde maritime.
    Tu as dis au gérant que si il ne ne nous trouvais pas une table tu signalerais cela à l'Administrateur de l'inscription maritime.
    Gêné, très vite il a fait dresser une table pour nous deux.
    Après le repas il nous a offert un digestif et nous a expliqué que le foyer serait déjà fermé s'il n'acceptait pas de "terriens", car il était fréquenté par de moins en moins de marins.
    Son explication était prémonitoire car le foyer des gens de mer n'a pas tenu longtemps après cette anecdote...
    Encore mille félicitations pour la réussite de ton exposition. Le talent est toujours récompensé.
    Cordialement.
    Daniel

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    1. Quel bonheur ! C'est reparti. J'avoue qu'après avoir lu les précédentes conversations, je me suis dit, où sont-ils passés ? Les vacances peut-être.
      Au fait que signifie les cafés du "mile" et depuis quand le Grand Ridin s'appelle le Jehan Ango ? (moi je n'ai connu que cette dernière appellation).

      Par ailleurs j'apprends que Jean-Louis a fait du "racisme" envers les "terriens". Bravo ! C'est du propre ! Heureusement qu'on le sait artiste de la mer (il ne doit pas aimer la terre, tout comme Daniel qui m'a bien fait rire avec son histoire de vocation de marin : voir plus haut).

      Je plaisante, bien entendu.


      FG

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    2. salut Daniel:
      Oui je m'en souviens, mais la fermeture de nombreux "foyers" a suivi, forcément la diminution et quasi-disparition de la Marine Marchande; qui formait le gros de la clientèle.( cargos en escales ou , juste derrière en cale sèche et arrêt technique, de ce fait l'équipage entier était au foyer!...)
      Aujourd'hui il doit rester 4 ou 5 foyers en France, qui ne portent plus ce nom suite à des manipulations de capitaux ils s'appellent désormais "hôtels des gens de mer" ( mais ouverts à tous comme n'importe quel hôtel )
      JL

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    3. salut Fausto;
      Pour te répondre , le "Grand Ridin" s'est; à ma connaissance; toujours appelé le "Jehan Ango".On peut le voir encore aujourd'hui, écrit sur le coin, ainsi d'ailleurs qu'il est sur la photo.c'était en quelque sorte un " sous-titre.".
      Quant au "Café du Mile" ( ce qui devrait s'écrire mille ) c'était le point de rencontre des équipages à terre ( en gros chaque patron de bateau choisissait le sien.)on y séparait l'argent des partages, et les sommes allouées aux " jours de mer" et le nom "Mille" vient du fait qu"en pêche industrielle nous étions rétribués : .< au Mille >à savoir X francs par milliers de francs de mise à terre ( produit de la vente de la pêche ): exemple un matelot sur un gros chalutier avait : 11....du mille ( 14 sur un chalutier plus petit )
      le mécano de base 1; le second 18, ou 20 et le patron et le chef Mecanicien 40 ou 45, parfois plus quand c'était un bon pêcheur, et que l’armateur ne voulait pas qu'il parte ailleurs!.....cela répond à tes questions ?
      JL

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    4. Super pour les explications ! Il est certain que quand vous parlez entre marins, vous n'avez même pas idée de ce que l'on ignore et que l'on ne demande qu'à savoir.

      Pour le Grand Ridin ou Jehan Ango, sa façade en tout cas est restée à jamais gravée dans ma mémoire.

      Un grand merci encore.

      FG

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  7. Salut Nono,
    Comme toi je ne me rappelle plus que le Jehan Ango se soit appelé un jour "Le Grand Ridin"., mais ça me rappelle quelque chose, peut être un surnom donné à ce "café du mille" très fréquenté par de nombreux équipages..
    Ton explication sur le "Café du mille" (et non du mile, tu as raison) correspond tout à fait à mes souvenirs.
    Pour chaque bateau, c'était son "QG".
    Je me rappelle y avoir souvent accompagné mon père Fernand.
    Quand il y avait du mauvais temps, tout l'équipage y attendait la décision du patron : "On part à la mer ou on reste à terre". et on buvait un coup en attendant !...
    Je me rappelle bien que sur les chalutiers l'équipage était payé au "tant du mille" et un patron comme "La Flute" qui commandait le "Jacques Morgand" devait toucher 50 ou 55 du mille. C'est vrai qu'il était peut être le meilleur patron de sa génération...
    Sur les barques, les marins étaient payés à la part : La moitié des parts pour l'armement et l'autre moitié pour l'équipage. 1/2 part pour le mousse, 1 part pour le matelot, 1,5 part pour le second et le mécanicien et 3 parts pour le patron (qui était aussi parfois l'armateur).
    Mais c'est vieux pour moi qui ai quitté Dieppe depuis longtemps et qui connait mieux la Royale que la Pêche.
    Si je me suis trompé, ne pas hésiter à me reprendre.
    Cordialement à toutes et tous.
    Daniel

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    1. J'ai entendu vaguement parler de tout cela par mon père quand j'étais petit et cela devient après vos explications beaucoup plus clair pour ma petite tête de "terrien".

      Je pensais à une chose : à l'importance des cafés du port et des environs dans la vie même des Dieppois. Certains, comme celui dont vous parlez, ont toute une histoire, sont - et ne riez pas - de véritables phénomènes sociaux, voire culturels. Ils sont assurément intimement liés à la vie de Dieppe et des Dieppois. J'exclue bien entendu tous les nouveaux bars à touristes qui n'ont pas d'histoire ou qui n'en ont pas encore. Ne voyez par ailleurs rien de péjoratif dans mon appellation "bar à touristes". Il en faut (tant les bars que les touristes dont je fais partie quand je reviens, ma foi très très rarement, à Dieppe : trois fois depuis les années 80, ce n'est pas très sérieux, je le concède).

      FG

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  8. Le racisme auprès des "terriens" !...
    Je n'irai pas jusqu'au racisme, mais c'est vrai que les marins se considéraient (à juste titre) comme appartenant à une élite.
    Pour mon père, il y avait les marins et les autres, tous les autres...de l'ouvrier à l'instituteur, de l'employé au médecin: c'étaient les "terriens" !

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    1. Je plaisantais Daniel. Je l'ai même écrit pour éviter que personne ne prenne la mouche. Oui, je connais ces deux mondes. C'est particulièrement flagrant en Bretagne où il y a les gens de la mer et ceux de la terre. Ceux de la côte et ceux de l'intérieur des terres. Deux "mondes" et deux Beretagnes qui jadis se côtoyaient, parfois sans plus ou qui s'ignoraient dans le pire des cas.

      Tout un programme et toute une histoire !

      FG

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  9. J'ai bien compris que tu plaisantais cher F G .
    Quant aux Bretons des côtes et ceux des terres, ils sont vraiment différents, mais ceux de l'Armor étaient jadis à la fois marins et paysans. Ils cultivaient la terre quant il faisait trop mauvais temps pour aller à la mer..

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  10. pour revenir à la photo; les deux "canots" au 1er plan sont ; pour celui du large; armé en "cordier"; et celui par la terre, aux escaliers; armé au " chalut"
    .le chalutier,à moteur;derrière, ressemble à l' "ibis" de l'armement Lemaitre , ( avec son "marsoin" pour protéger l'étrave rivetée!...) quant aux autres; derrière ;ils sont à vapeur, comme le remarquait Daniel, surement chauffe au charbon .
    Ce qui situerait la photo vers ?!.....1935...36 un peu après?...
    JL

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  11. Ça me parait possible pour 1935/36. J'ai bien connu l'Ibis, un chalutier d'une trentaine de mètres avec une passerelle en bois il me semble. Après guerre il était peint en gris clair comme les "Gougy". De l'armement Lemaître de Fécamp, je me rappelle le Nymphéa II qui devait faire une quarantaine de mètres de long, qui avait une belle coupe et était moderne (à l'époque) et la Marie-Berthe, un grosse barque en bois d'une bonne vingtaine de mètres environ.
    Daniel

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    1. Oui, et il suffit de jeter un oeil sur les voitures qui sont sur le quai pour s'imaginer que c'était juste avant la guerre.

      FG

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