mardi 3 juin 2014

L'auto-garage rue de Sygogne


Une petite dernière avant le départ en vacances.

19 commentaires:

  1. Oui, si mes souvenirs sont exacts (souvenirs que j'ai eu l'occasion de remettre au goût du jour ce week-end en me rendant sur place. Trop brièvement sur place cependant et à mon goût), il s'agit là de la rue qui mène à la plage en partant de la rue de la Barre et de la Société Générale (un véritable film et Bonnot en toile de fond : comprenne qui pourra), avec cette magnifique tour, jadis dotée d'une horloge (voir les photos anciennes).

    La photo mise en ligne renvoie indubitablement au début du siècle (le XXe siècle, bien entendu : je le précise pour les plus jeunes pour qui le début du siècle est le début du XXIe siècle).

    Une architecture d'époque que l'on trouve encore par endroits (de plus en plus rares) sur le front de mer. Et la voiture, dont mes amis et interlocuteurs ne manqueront pas de faire l'exégèse (marque, etc.). Et puis peut-être un commentaire sur Monsieur de Sygogne ...

    FG

    RépondreSupprimer
  2. N'y avait-il pas encore un garage dans la rue en 1981 ?
    J'y ai habité pendant un an et ce quartier était très agréable malgré le trafic et les files de voitures arrêtées au feu de la Société Générale chère à Bonnot.
    En ce qui concerne Charles-Timoléon, c'était selon moi, un piètre rimailleur et un personnage peu sympathique mais cela n'engage que moi...

    RépondreSupprimer
  3. Engagez-vous qu'ils disaient ... (je crois que cela doit se trouver dans un des Astérix). Content en tout cas de te relire. J'avoue que je commençais à me demander si tu n'avais pas disparu corps et biens.

    Pour le garage, je n'en ai pas souvenance, mais me souviens très bien de cette rue, en effet très agréable et qui a l'avantage de relier deux points cruciaux de notre bonne ville ... et avec ouverture sur la plage s'il vous plaît !

    Pour le sieur de Sygogne, c'était en effet un gouverneur poète (plutôt pouët-pouët du reste, mais il vaut mieux l'être plutôt deux fois qu'une) que les intrigues et la prodigalité ont promu au rang de "vedette" locale, pas particulièrement glorieuse du reste.

    La Société Générale rappelle une scène de film tourné à la fin des années 60, mais je ne suis pas certain que la bande à Bonnot, qui est bien passée par Dieppe après un braquage commis à Paris, ait vraiment braqué la banque dieppoise (voir les derniers commentaires à : http://www.quiquengrogne-dieppe.com/2012/12/rue-de-la-barre-suite.html ). Quoi qu'il en soit, Bonnot et ses comparses, qui ont abandonné la voiture du braquage parisien sur la plage de Dieppe, ont très bien pu passer par la rue de Sygogne,

    And what about the car of the photography ?


    FG

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La voiture, visible de face ,au vu du capot moteur,, semble être une "Renault".
      JL

      Supprimer
  4. Olivier à l'emplacement du MERCURE ou des pompes funèbres?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ALAIN, je crois que l'auto- garage en question correspond à l'actuel atelier "Allo pare-brise". Les maisons du fond qui apparaissent sur la photo n'existent plus. Il y a maintenant à leur place un immeuble avec un petit parking '(Hôtel Mercure) situé rue du Port d'Ouest, rue perpendiculaire à la rue de Sygogne et parallèle au boulevard de Verdun tout proche.

      FG

      Supprimer
  5. Dans mon souvenir les pompes funèbres étaient là mais grâce à https://www.google.fr/maps/@49.924726,1.071495,3a,75y,106.39h,73.08t/data=!3m4!1e1!3m2!1sAiScE6a5HONex3VTLFRvuA!2e0

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est fort possible, l'atelier cité relevant d'une activité professionnelle récemment développée, cette dernière a assurément remplacé une autre activité qui pourrait être en effet celle des Pompes Funèbres dont, je l'avoue, je n'ai pas souvenance. La rue de Sygogne n'était pas mon terrain de jeu favori puisqu'elle était situé très loin de mon quartier, alors savoir quels étaient ses commerces et ateliers ... Et puis ça change sans cesse, notamment par les temps qui courent et que nous avons bien du mal à rattraper. Un commerce succède à l'autre, ça ouvre, ça fait faillite, ca ferme et ça ouvre de nouveau sous un autre nom et avec une autre activité, etc. Comme avant, soit, mais bien plus souvent.

      Le temps n'est plus où les commerces et autres activités connaissaient une certaine permanence dans le temps. Dans un message récent un participant regrettait même la disparition de commerces dieppois liés presque à l'identité de la ville. Des institutions en quelque sorte. Et oui, notre monde a la bougeotte et peut-être que notre ami Colbert n'y résistera pas (enfin là c'est autre chose).

      FG

      Supprimer
    2. Bonjour, je peux vous donner quelques renseignements il y avait bien le garage 'tirou' je ne suis pas certaine de l'orthographe mais les pompes funèbres générales se situaient juste à coté ,je connais très bien ce lieu mon père y était employé et en face c'était bien la station service de Mr et Mme Farcy

      Supprimer
  6. L'origine du mot salope reste incertaine. Même s'il apparaît clairement que le mot fut employé, dès le début du XVIIe siècle, pour désigner des personnes sales et malpropres, l'origine étymologique du mot est plus trouble. La première trace écrite du mot remonte en effet à 1607, sous la forme de salouppe, adjectif désignant l'extrême saleté, dans un texte tiré des Oeuvres satyriques de Charles-Timoléon de Sigogne : « Or, laissons paistre ceste trouppe [de poux], Garnison du pauvre salouppe, En ce vieux haillon de pourpoint ». Il serait probablement composé de la juxtaposition des mots sale et hoppe, forme lorraine de huppe. La huppe ayant en effet la réputation d'être un oiseau sale, du fait de la forte odeur se dégageant de son nid, cet oiseau est dans la langue française synonyme de saleté, comme en témoigne le proverbe sale comme une huppe, qui donne en lorrain sale comme une hoppe.
    cf http://dieppe76.pagesperso-orange.fr/b-personnages.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ALAIN, je connaissais déjà. La fin du texte que tu cites est d'ailleurs fort mal coordonnée avec la première partie de ce même texte. Je veux dire qu'il n'y a pas de transition réelle entre l'évocation pure et simple du sieur de Sygogne (ou Sigogne, les orthographes de son nom sont du reste variées) et ce que l'on cite à la fin du texte (étymologie, hasardeuse du reste ...) et que tu reproduis. Le seul lien (ténu il est vrai) entre ces deux parties, c'est le personnage lui-même.

      Bon, j'avoue que mes commentaires ne sont pas très clairs, mais tu m'auras compris.

      FG

      Supprimer
  7. FAUSTO réjouis toi de la lecture pour tes longues soirées hivernales https://archive.org/stream/lesoeuvressatyri00beau#page/n1/mode/2up

    RépondreSupprimer
  8. C'est Fausto qui a raison pour "Allo pare-brise". Dans les années 70, il y avait encore un gararge. "Chez Tirou". C'est du moins comme cela qu'on désignait le garagiste. Les pompes funèbres sont à côté.
    Olivier

    RépondreSupprimer
  9. Merci ALAIN, bien qu'en réalité elles ne soient pas si longues que cela. Je passe mon temps à écrire des choses plus ou moins utiles et intéressantes (voire parfois très inutiles et très "chiantes") réalisant la plus grosse partie de mon travail à la maison. Quiquengrogne devient alors, entre deux écritures, mon mémorial du souvenir et le repos du "guerrier", mais il est fréquent que je m'endorme pour me réveiller parfois à deux ou trois heures du matin. Alors parfois et même souvent, les soirées, bien morcelées et chaotiques, n'en sont plus vraiment.

    FG

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci OLIVIER pour l'information concernant le garage Tirou. Je ne le savais pas. Pour moi, la rue de Sygogne c'est une longue rue (quand j'étais petit, en tout cas, elle me semblait interminable) qui devient de plus en plus lumineuse à l'approche de la plage. J'ai aussi le souvenir d'une maison avec une espèce de tour où jadis, si je m'en tiens aux photos anciennes, il y avait une horloge. Cette tour me faisait penser quand j'étais môme à un château.Cela ressemble d'ailleurs à une tour mudéjare en briques, un peu comme on peut en trouver en Aragon et notamment à Teruel. Style mauresque pseudo médiéval ? Mode du XIXe siècle ? Bon, j'avoue ne pas être très connaisseur en la matière et risque de dire une énorme ânerie.

      Enfin pour moi c'était un château de plus dans le coin (Vieux Château, château d'Arques, château de Longueville), ce qui d'ailleurs n'était pas pour me déplaire à l'époque des péplums, des Ivanhoé et autres personnages historico-romantiques à la Walter Scott ou pas. Le château avec ses soldats médiévaux était du reste un des jouets (pour riches cependant) les plus vendus, avec les épées en plastique et les tenues de Shérif et autres bateaux à voile, il est vrai (l'ex jardin d'enfants en a su quelque chose). Et puis il y avait aussi l'énigmatique villa mauresque du boulevard de Verdun "flinguée" comme mon manoir Saint-Martin ou mon stade Maurice-Thoumyre. On ne peut tout conserver, il est vrai.

      FG

      Supprimer
    2. Elle existe toujours. Prèsde "Car Glass" ( ancienne station essence Total de M et mme Farcy.
      Olivier

      Supprimer
    3. La villa de la rue de Sygogne avec sa tour a bien été construite dans la seconde moitié du XIXe siècle et est inscrite aux monuments historiques et donc protégée. Ceci étant on l'appelle "Villa Vénitienne". Apparemment aucun rapport avec le style mudéjar, mais il y a un petit quelque chose qui pourrait laisser penser, sans doute à tort, que ... Le XIXe siècle a été capable de tout. La villa, fort belle, est en tout cas représentative d'une époque et d'un exotisme "historique" manifeste (pour spécialistes de nouveau. Je n'en suis pas).

      FG

      Supprimer
  10. Même pas le temps de répondre que l'on est déjà passé au sujet suivant ! Le garage du Casino, agence Austin, Thiroux et Cie, voilà qui me tient à coeur car c'est en passant devant les portes toujours grandes ouvertes que j'ai attrapé le virus des petites voitures anglaises. Contrairement à FG, c'était mon quartier et le chemin de la plage aller et retour. Je mes souviens bien aussi de la station Total avec ses pompes "en applique" sur le mur de briques (on passait sous les tuyaux). J'imagine ce que cela donnerait maintenant d'avoir les autos arrêtées sur la chaussée en train de faire le plein, et en plus, c'était à double sens !
    Ceux qui me connaissent sur d'autres forums (n'est-ce pas Alain) comprendront mieux mon pseudo !
    G-M

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. GM, je te réponds avec grand plaisir même si, il est vrai, question vitesse, ça dégage. C'est déjà les vacances, mais il faut avouer que la dernière page (le bambin) donne le sourire.

      Merci par ailleurs et encore une fois pour ton intervention. Tes interventions sont en effet trop rares à mon goût. Tu le sais et je sais que tu vas me dire que tu ne parles que lorsque tu as quelque chose à dire. Eh bien détrompe-toi, ce n'est pas parce que l'on a rien à dire (cela m'étonnerait toutefois), que l'on doit ...

      Pour en revenir à notre affaire, je crois que c'est aussi le quartier de CATHERINE (rue de la Barre, etc.) ou que du moins quelqu'un de sa famille tenait un commerce dans le coin si j'ai bien compris et bien lu les conversations précédentes (cordonnerie sans doute).

      Pour moi, ton quartier qui est très beau, rassure-toi, était celui des "bourges", des "friqués". Ce n'était peut-être pas le cas, mais quand tu habitais le Bout-du-Quai ...

      En tout cas, crois-moi, il me plaisait bien.

      Quant aux pompes en "applique", j'avoue que je ne vois pas trop bien à quoi cela renvoie. Je me souviens cependant, quai du Hable (juste après la Tour aux Crabes), d'une pompe, style années 50, qui a disparu lorsque je devais avoir 5 ou 6 ans. Je crois qu'elle était rouge. Je suis retourné ensuite plusieurs fois pour la retrouver (déjà dans les années 70) et n'en ai point trouvé trace. Quelle déception ! Souvenir d'enfance frustré qui pour vous n'a aucune importance, mais qui pour moi ...

      FG

      Supprimer