mardi 7 janvier 2014

Newhaven-Dieppe 1965




Merci à Hervé pour le lien.

22 commentaires:

  1. Superbe cette vidéo, merci Olivier pour cette trouvaille. Bien sûr, tout cela nous enfonce encore un peu plus dans la nostalgie surtout pour moi, Dieppois de coeur, ancien marin et amateur de voitures anglaises !
    En parcourant le film en diagonale, j'ai remarqué que l'on voit dans l'avant-port la triplette infernale des P&C : "La Slack", le "Bérigny" et le "Lavoine II" et puis aussi, ce dont je ne me souvenais plus, c'est que ces premiers car-ferry avaient besoins des remorqueurs (du moins en sécurité) pour se mettre cul à la rampe...
    Il doit y avoir plein d'autres détails, je visionnerai ce soir à tête reposée pour les trouver.
    G-M

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    1. La drague était la Dieppe IV., la "Slack" était c'est vrai ,une drague aussi mais à grues, et auto-porteuse, c'est à dire sans porteur.( elle venait ponctuellement de Boulogne, draguer le pied des quais, inaccessible à la drague à godets.)
      les ferries accostaient seuls, grâce à leurs propulseurs d'étrave; les remorqueurs visibles sur la vue aérienne sont le "Jehan Cousin" ( à vapeur) et le "Balidar" ( Diesel et récent à l'époque) qui assistent le "Brighton" au poste IV. on peut voir en plus derrière la rampe un cargo du type "Rennes" au poste 1 .
      Quel retour dans mes souvenirs!!!.....je reconnais pratiquement tous les membres d'équipage visible sur cette vidéo!...( je naviguerais 2 ans plus tard avec eux!...dont 2 ans sur le "Villandry" et 2 ans sur la "Valençay"!....çà fera 45 ans ( Déjà??!...)
      Jean-Louis

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  2. Je connaissais déjà cette vidéo, mais je ne me lasse pas de la regarder. Je ne suis jamais monté à bord de ce ferry et cela m'a permis de découvrir l'ambiance qui devait y régner.

    La photo du château de Villandry situé à quelques kilomètres de Tours avec son jardin renaissance, saute aux yeux.

    On comprend par ailleurs que les clients devaient avoir un certain pouvoir d'achat (je m'en tiens à la contemplation des voitures, anglaises pour la plupart, qui contrastent avec les 4L et vieilles 403 circulant, à la fin du film, sur la plage de Dieppe.

    Par ailleurs, l'arrivée à Dieppe avec la vue aérienne, m'a permis d'entrapercevoir ce que l'on appelait "La ville", c'est-à-dire l'entrepôt municipal situé rue Desceliers. Là se trouvaient les cabines en bois servant de guichets pour les spectacles en plein air, les barrières pour les fêtes etc. Un lieu de divertissement interdit, mais fort prisé des enfants du coin avant que l'on y bâtisse au début des années 70 un immeuble (près de l'école maternelle Thomas). Je me souvens que les sauts d'une cabine à l'autre valurent à mon copain Philippe une belle hernie.

    Enfin, cela a été un plaisir que de revoir le traditionnel képi de la police de notre enfance, celui que portait le fameux Micheau (orthogaphe non garantie), figure locale que personne n'a oubliée, surtout au Bout-du-Quai.

    Merci en tout cas à Hervé et Olivier.

    FG

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    1. Michot Léon, DCD il n'y a pas si longtemps.; c'est vrai Fausto, figure emblématique du commissariat de l'époque!.
      JL

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    2. Il ne devait pas être jeune son fils(il était à Jehan Ango dans les mêmes classes que moi) a notre age Jean Louis

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    3. je pense qu'à son décès il avait dépassé 95 ans?...il devrait en avoir pas loin de 100 aujourd'hui!...je pourrai le savoir, éventuellement.
      ( sur la vidéo, les "porteurs de képi" sont...les douaniers!...) n'oublions pas qu'à l'époque, ce n'était pas l'Europe, et l'Officier Anglais d'immigration était.....à bord! celui qui ne passait pas au contrôle, ne mettait même pas le pied sur le sol anglais!...Gardé à bord par un policeman, jusqu'au départ!...( on les appelait les "refoulés" ) .la carte d'identité française n'avait aucune valeur, il fallait le passeport!..
      JL.

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    4. Exact, c'était la douane, même si tous ces képis se ressemblaient grandement. Quant au brigadier Michot, il n'avait déjà plus vingt ans à la fin des années soixante, si mes souvenirs sont exacts et si mon très jeune âge ne me faisait pas alors le vieillir exagérément. Une figure locale que tout le monde connaissait.

      Je me souviens aussi des paniers à salade de l'époque qui étaient des camionnettes qui devaient dater des années 50, bien avant qu'on les remplace par des véhicules plus modernes et qu'on les peigne en bleu et blanc je crois (années 80).

      Fin années 60 et début années 70, ils étaient uniquement bleus, je crois. Enfin, vous me direz si je me trompe. Cela fait tout même très longtemps.

      Dans la première moitié des années 70, Ils étaient ces paniers à salade et ces képis les grandes vedettes de ma rue, de certaines zones du quai Henri IV et des bals du 13 juillet qui se déroulaient Place du Moulin-à-Vent (je n'étais pas bien vieux à l'époque), puis uniquement Place Nationale avec les pétards et le cirque habituel.

      Il y avait de l'ambiance et des képis jusqu'à très tard le soir devant discothèques et cafés du quai Henri IV également.

      Je me souviens aussi d'un garde-champêtre qui se trouvait sur le marché quand ma mère m'y emmenait (seconde moitié des années 60) et de la présence de divers képis dont celui, peut-être, du fameux Michot.

      Le marché, au moins, c'était très calme et très sympa : celui du mercredi ou du jeudi (je ne sais plus) et le grand marché du samedi étaient de véritables institutions à l'époque et lieux de rendez-vous des Dieppois, avec, bien entendu, l'inévitable Grande-Rue, lieu de promenade du samedi après-midi où bon nombre de jeunes gens se rendaient pour se montrer et échanger quelques regards furtifs (ou moins furtifs).

      FG

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    5. Le marché du samedi est toujours une institution et c'est drôle de voir ces jeunes arpenter la Grande-Rue le samedi après midi en affichant la même fausse indifférence que nous affichions nous même, surtout ne pas montrer l'intérêt porté à celui ou celle qui avait pourtant alimenté la conversation toute la semaine, les vêtements ont changé, ils ont tous le portable vissé à l'oreille mais les attitudes sont les mêmes !

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    6. CATHERINE, je crois que c'est ainsi dans toutes les petites et moyennes villes de province.

      Certaines oeuvres réalistes du XIXe siècle comme La Regenta de Leopoldo Alas Clarín, nous montrent les secrets de ces balades en des lieux de rencontre où l'on se croise plus qu'on ne se rencontre du reste.

      On se croise, on se regarde, on se toise parfois, et l'espace d'un instant on pense être le centre du monde.

      A Dieppe, la plage en été, et notamment l'espace de la Rotonde, était aussi un de ces lieux où on contemplait sans en avoir l'air espérant être à son tour contemplé.

      Que dire par ailleurs des couchers de soleil si à la mode à l'époque ... (années 70).

      FG

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    7. Fausto
      mardi jeudi matin et samedi toute la journée les marchés
      A côté du douanier il y a deux agents de police reconnaissables à leur fourragère blanche

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    8. Je pense Alain,
      Vu la casquette, et d'après mes souvenirs, c'était surement un agent de la P.A.F.ou un CRS qui parfois venait en renfort en saison..
      JL

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    9. D'accord ALAIN, je pensais qu'à mon époque il n'y avait que deux marchés. Le petit du matin qui se limitait à la Place Nationale et peut-être un peu plus et le grand marché du samedi dans tout le centre ville et notamment face au portail de l'Eglise Saint-Jacques que tu connais bien et, bien entendu, dans la Grande-Rue. Enfin, c'était vraiment chouette. J'y ai d'ailleurs laissé un paquet de souvenirs depuis que ma ère m'y emmenait (à partir de l'âge de cinq ou six ans) jusqu'à l'âge de 19-20 ans (sans ma mère à cette époque). Selon l'âge, les souvenirs ne sont pas les mêmes et le ressenti non plus.

      Pour l'histoire du garde-champêtre lorsque j'étais gamin, j'ai inventé ou il a vraiment existé ?

      FG

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    10. Merci JEAN-LOUIS pour tes précisions de spécialiste et de grand connaisseur de notre port, de ses activités et de ses acteurs.

      Fausto.

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  3. Merci pour les précisions Jean-Louis, mais donc, je ne me souvenais pas non plus qu'il y avait besoin des remorqueurs pour les paquebots !
    G-M

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    1. Tu as raison, car ils "chouinaient" avec un câble quai du carénage, mais avec l'arrivée des ferries totalement autonomes; il n'y avait plus les "canotiers" pour mettre le câble à terre!...
      sur la vue, c'est surement une des dernières traversées du Brihgton, qui doit "éviter pour être cap à l'Est, vers la sortie..
      JL

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    2. Pour ceux qui ne sauraient pas; "chouiner" est une version....polletaise-Dieppoise du verbe Anglais "to swing" osciller, faire pivoter.
      l'action était de faire pivoter le paquebot de cap à l'Ouest au cap à l'Est vers la sortie.
      ( Voir le superbe livre :" La Chouine" de Jacqhes Lafosse ancien dirigeant de l'armement naval SNCF.paru chez Bertout, la mémoire Normande.en 1997.)
      JL

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  4. Bonne et heureuse année cher Olivier!
    Et quelle merveilleuse idée que de commencer l'année par une si jolie traversée...
    Amicalement

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    1. Bonne année à toi, Kenza. Traverse autant que tu voudras ;+))
      Bisous
      Olivier

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    1. Un peu de nostalgie. Bon, j'avais juste dix ans...
      Olivier

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  6. 1965 22 ans et j'étais à Fort de France

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  7. Et moi 21 sur le "CLEM" du coté de Toulon!....
    JL

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