samedi 12 octobre 2013

Naufrage de la drague Dieppe IV 1978


Photo Henri Lefebvre avec son commentaire :
"La drague DIEPPE IV qui a coulé dans l’avant-port lors d’une grosse tempête en 1978 à vérifier pour la date, qui a été relevée.  Elle a fini ses jours au fond des bassins puis fut découpée, trop de frais pour la retaper."

39 commentaires:

  1. En 1978, j'habitais 69 Quai Henri IV. Je pense pouvoir confirmer la date. On voyait le triste spectacle de nos fenêtres. Un mort, resté coincé dessous.
    Olivier

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  2. Oui c'est bien ça, hiver 1978, nous avions vécu cela de près à la maison car mon père, D.D.E oblige, connaissait bien le gardien malheureusement piégé à l'intérieur. On imagine mal qu'un bateau puisse couler dans le port mais le vent avait soufflé très fort cette nuit-là. C'était une drague à godet, est-ce qu'un autre type de bateau serait resté d'aplomb ? je laisse le soin aux spécialistes de la réponse. Si tu habitais Quai Henri IV à l'époque, Olivier peut-être te souviens-tu des idioties qu'on entendait et que je ne retranscrirai pas qui font le fondement des légendes urbaines.

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    1. à godets, bien sûr, il y en avait plusieurs...

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    2. J'ai entendu un tas de trucs, mais je dois être un peu sourd ;+)) A cause du bruit de ferry accostant devant chez moi...
      Olivier

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    3. OlLIVIER, je me souviens bien de ce bruit que l'on entendait très nettement jusque dans la rue Béthencourt toute proche. J'ai aussi souvenance de locomotives à vapeur sur le quai enveloppées par de la vapeur (j'avais l'impressionnant qu'elle passait sous les roues). J'étais à l'époque tout petit, c'est donc un peu flou et n'en suis pas vraiment sûr, mais j'ai encore dans ma tête des bruits divers auxquels je m'étais habitué avec une seule exception toutefois, ceux produits par la discothèque du Copa Cabana et ses clients pour le moins agités, les samedis soirs notamment.

      FG

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    4. "j'avais l'impression", bien entendu, et pas "j'avais l'impressionnant".

      FG

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    5. Le Copa, c'était juste à côté de chez moi. On voit d'ailleurs mon appart au 1er étage sur la photo.
      Olivier

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    6. Ne dites pas de mal du" Copa"......j'y allai; moi aussi quand j'étais à Dieppe!... Mais tout le monde ne " foutait "pas le "bordel" dans la rue!....c'était hélas souvent le fait des mêmes "oiseaux" que DARIO s'efforçait, (avec une patience que je n'aurait pas eu) de refouler sans trop de heurt!...Mais!....c'était pas simple!.
      JL

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    7. JEAN-LOUIS, on faisait avec et on appréciait aussi Dario. Par ailleurs, tu as raison, une ville sans lieux pour se divertir est une ville morte. Quand on a vingt ans on préfère du reste logiquement les discothèques et les filles aux bibliothèques (qui sont du reste fermées le samedi soir), aux opéras (prix inabordable) et aux concerts classiques.

      Il est vrai que le Copa nous servait régulièrement des symphonies en Ut majeur et de dures attaques à la Brahms, mais on s'en est tiré, rassure-toi.

      Le blagueur.

      FG

      PS: ah oui, au fait, ceux qui étaient toujours les mêmes, c'était qui ? Des noms ! (ne les dénonce pas, ce n'est pas nécessaire, j'ai en tête une véritable liste qui pourrait aussi servir en partie pour notre Tout-va-Bien d'antan et le Tampico).

      FG

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  3. dans la nuit le vent avait souffler jusqu’à force 11

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    1. En effet HERVÉ, cela a dû être impressionnant.

      FG

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  4. Je n'habitais plus alors au Bout-du-Quai (donc juste en face), mais aux Bruyères, cependant les gens du coin avec qui j'étais toujours en contact m'ont parlé de ce naufrage qui eut lieu en 1978. Oui, je m'en souviens, c'était quelques temps avant mon départ de Dieppe, alors vous pensez ...

    Il est vrai qu'avec toutes ces discussions sur les dates on n'est plus sûr de rien, mais là, j'ai bien l'impression que c'est ça.

    Merci par ailleurs et surtout à Henri Lefebvre qui m'a, sans le savoir, remis devant les yeux ma rue Béthencourt chérie (une rue que je me permets fort égoïstement de m'approprier à l'aide d'un possessif et tout un pan de ma vie : le meilleur assurément !).

    FG

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    1. Les Dragues portant le nom de "Dieppe" n'ont apparemment pas eu de chance. La drague Dieppe III fut, semble-t-il, coulée par les Allemands à l'entrée du port de Dieppe (31 Août 1944).

      Voir sur ce point :  http://jemesouviensdieppe.com/crbst_22.html

      Attention, au début de l'article, l'auteur parle de Dieppe IV, c'est manifestement un lapsus calami. Un peu plus loin il précise bien qu'il s'agit de la drague Dieppe III (photo).

      FG

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    2. Attention.c'est aussi la mienne,celle de ma naissance,au 3eme étage du no8.mais c'était en 1932,bande de jeunots.j'ai toujours adore cette rue,celle de mon enfance.Jojo de castres

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  5. Mon père a commandé la Dieppe III . c'était une drague à godets elle aussi; automotrice elle aussi, mais à vapeur. je l"ai un peu connue; renflouée à la fin de la guerre, et à l'abandon, avant ferraillage,bassin de Paris dans les années 50 - 54. ou déjà la Dieppe IV,( totalement diesel-électrique ainsi que ses deux porteurs Lavoine et Bérigny ) opérait à Dieppe mais aussi ponctuellement à Fécamp, au Tréport, et à Ouistréham car elle était elle aussi automotrice
    .la nuit de son chavirage en même temps que la pleine mer par gros coëf.,la tempête a forci jusqu’à force 11, voire 12!...( qui est le maximum de l'échelle Beaufort ) accostée à cette place, sa stabilité vu les poids en hauteur!.......et la force de la mer entrant directement sur son travers!...( le ferry entré peu avant , ne pouvait pas se mettre à quai!...il était resté à la cape, dans le port au niveau du poste III ) elle n'avait aucune chance.
    Personnellement, j'avais rentré la drague, que le commandais à l'abri au bassin......à Saint Malo; et je venais d'arriver à Dieppe, par la route, chez mes parents quai henry IV!......juste pour la voir chavirer!..
    JL

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    1. Ravi d'apprendre que ton père a commandé la Dieppe III. En la citant, je ne pouvais m'imaginer une seule seconde une telle réalité. Tu es, à n'en point douter, une des mémoires du port de Dieppe et de la vie maritime.

      FG

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  6. je te remercie, Fausto; mais ce ne sont que mes souvenirs....
    (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre!.....)
    JL

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    1. Tais-toi, tu nous vieillis tous !

      Amicalement.

      FG Aznavourian.

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  7. ......Parmentier en ce temps là....
    Accrochait ses harengs..
    jusque sous nos fenêtres...
    et si le Béthencourt qui nous servait de nid
    ne payait pas de mine...
    c'est la qu'on a vécu
    du produit de la pêche, et l'épicerie Freddy!..
    L'bout du Quai..
    L'bout du quai..
    çà voulait dire; on est heureux
    L'bout du quai
    L'bout du quai..
    nous ne mangions que des harengs gais.....
    JL.Aznavourian

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    1. Tu m'épates ! Chanson populaire avec ses arrangements ? Chanson de ta composition ? En tout cas, elle résume assez bien et à peu de chose près, la vie des gens du cru. La touche "Freddy" complète parfaitement le tableau et ajoute une certaine "modernité" à ce qui est suggéré.

      Un simple spectateur-auditeur (ex fils d'acteurs locaux importés) comblé.

      FG

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  8. Jean Louis a mis à la sauce dieppoise "LA BOHEME" de Charles AZNAVOUR

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    1. Oui ALAIN, c'est même tellement à la sauce dieppoise que je n'ai pas reconnu "La Bohême". C'est cette sauce dieppoise qui m'intéresse, avec ou sans harengs. Je préfère croire qu'il s'agit plus d'une création, pour le moins bienvenue, que d'une adaptation.

      J'aurais dû reconnaître la "mine" et le "nid" et ce "ca voulait dire on est heureux". Autant pour moi. Le précédent "que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

      Ceci étant, si bohême il y avait pour ce qui est de la pauvreté relative de notre quartier, notre auberge n'était tout de même pas à la Grande-Ourse (une autre bohême sans doute). Nous avions tout de même un toit.

      FG

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  9. Sans aucune prétention artistique!.....
    Juste un clin d’œil à la jeunesse de Fausto (et de bien d'autres!....)
    JL

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    1. Oui, pour la jeunesse n'en rajoutons pas. La retraite s'approche, lentement, mais sûrement (ça me fout le cafard), sauf si l'on décide qu'il n'y en aura pas ou qu'il faudra la prendre à 99 ans, ce qui reviendra au même.

      FG

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  10. Pour en revenir à notre "Dieppe IV"..... Dans cet accident, un homme y a laissé la vie; et le deuxième s'en est tiré de justesse!...
    Deux chalutiers aussi étaient rentrés un peu avant, la tragédie; deux tréportais :le" Ressac" et le "Vieux bijou", des frères Lebail, qui eux aussi étaient à la cape dans l'avant port , en attendant l'ouverture du bassin Duquesne;
    Michel Lebail étant disparu, tragiquement depuis, , son frère Jean-Pierre, si il lit ces lignes va se remémorer cette nuit épouvantable!
    Jean-Louis

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    1. Outre les "idioties" que l'on a pu raconter sur ce drame et qu'Olivier a su traiter avec grand humour (il est de ces bruits !) et au-delà du vent et des solides explications du marin averti que tu es (voir plus haut), peut-il y avoir d'autres raisons au chavirage ? J'imagine en effet que ce n'était pas la première fois que le vent soufflait si fort sur notre bonne ville et donc sur nos côtes.

      On pourrait poser la question autrement : d'autres dragues ont-elles subi le même sort dans le passé ? (la drague Dieppe IV ne devait pas être la première drague à godets, et par essence d'une certaine hauteur, à être prise de tout son haut par Éole).

      FG

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  11. Cette tempête, outre le fait qu'elle était exceptionnelle;( 11 à 12 !....ce n'est pas courant!...) s'est combinée avec d'autres facteurs:
    La grande marée; l'orientation du vent au NNE au plus mauvais moment ,( qui faisait s'engouffrer la mer dans les jetées comme dans un entonnoir!...à pleine mer aux grandes marées, les brise-lames sont inefficaces )) et la mauvaise place d'accostage, qui mettait la drague, travers au vent..
    Alors après...quand la "tuile" est arrivée.....les "On aurait du"et " il aurait fallu" ?!......
    A ma connaissance c'est le seul accident de drague de ce type. ( plus tard il y eut les dragues de graves de mer, qui coulèrent partiellement devant le pont Colbert; , mais les causes étaient bien différentes!... )
    Jean-Louis

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  12. Sans oublier que dans les années 1600 ?...( je n'ai pas la date exacte) en une nuit de tempête le chenal qui se trouvait au niveau de la rue de la rade, s'est trouvé déplacé à l'endroit ou il est aujourd'hui!.....Cette furie ne devait pas être anodine non plus!....
    JL

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  13. Mémoire vivante ou encyclopédie vivante ? Les deux mon capitaine (en plus du savoir, il y a l'expérience).

    Merci.

    FG

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  14. Précisions :
    Le chavirage de la drague était en Janvier .
    Et pour les plaques minéralogiques noires lettre blanches ,avant comme arrière;j'ai un texte qui donne :
    avant le 01-01-93 ; ou éventuellement voitures de collection.
    JL.

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  15. lettreS bien sur........voilà ce que çà donne ,ne pas se relire!

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  16. En janvier 1979 donc ? Catherine dans une autre conversation parlait de 1980 (voir une des conversations précédentes, je ne sais plus laquelle, mais je crois que c'était il y a quelques années). Quoi qu'il en soit, j'ai bien l'impression que tout cela a eu lieu avant mon départ en 1979. Maintenant ...

    Comme je le dis très souvent, la mémoire est loin d'être sûre. On confond souvent ce qui a été avec ce que l'on nous a raconté ou ce que l'on a vu ou imaginé. Le pire, c'est le souvenir du souvenir. Là, on est dans un autre monde. Celui du floutage inconscient.

    FG

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    1. Je pensais Fausto que cela c'était produit en fin d'année 1978 car nous venions tout juste d'emménager à Bracquemont et la tempête nous avait tenus éveillés, ensuite mon père a été appelé je crois vers 4h du matin. Ils nous a dit qu'il descendait sur le quai car la drague avait un problème mais il n'avait pas plus de détail, c'est sur place qu'il a pu se rendre compte de la gravité de ce qui était arrivé. Mais je pense qu'effectivement c'était janvier 1979 à la réflexion.

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    2. On te fait tous confiance. Ma mémoire à moi c'est de la bouillie. Je ne me permettrais de dire que :  "cela eut lieu dans ces eaux-là" (en ne renvoyant qu'au temporel et sans le moindre jeu de mot, bien entendu. En semblable drame, je ne me permettrais pas le moindre écart).

      FG

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    3. je parcours ces lignes avec un peut (beaucoup) de retard,la photo de la dieppe IV chavirée,je l'ai prise du quai (la méme ) le matin du naufrage,j'ai embarué et fait carriére sur sa (ses) remplacentes,car j'étais en formation a l'époque au motoriste a Fécamp,et je devais embarquer sur la drague en Février,promesse d'embauche sigée par mr Blangy ingénieur DDe de l'époque avec comme conducteur de travaux responsable des dragages Mr le guénaf qui m'avait fait embaucher.j'ai donc embarquer aprés ma formation sur la DR 2 drague a vapeur prétée par le port autonome de rouen ,puis la Ville du havre ,a vapeur elle aussi entre deux nous avions eu la Vilkracht 4 louée a léarmement belge "de groote".et enfin grace a la mobilisation de Mr Boullier ,chef mécanicien du Bérigny et a la mobilisation des syndicats,la Flandre 2 désarmée au port autonome de saint nazaire nous a était attribuée,elle aussi e vapeur d'ailleurs,dans le méme temps les deux vieux porteurs Bérigny et Lavoine furent remplacér par le Caribou venant du port autonome de Dunkerque et le saint laurent venant du service de Boulogne sur mer,deux porteurs "canadiens" car fabriqués a Vancouvert par la sociéte Vivian et donnés a la france aprés guerre au titre des "dommages de guerre",ne servant plus dans leurs ports respectifs, ils nous furent affectés,j'ai participé au rapatriement de saint laurent de boulogne a dieppe avec pierrot AGEZ capitaine ET BOULLIER chef mécanicien,traverssée épique car le bateau et surtout les moteurs étaient en triste état, mais nous somme sarrivés a bon port tard il est vrai dans la nuit ayant du faire route sur un moteur a la fin (chutte de pression d'huile).pour en revenir au nauffrage de Diappe 4,j'ai assister au (repéchage ) de "Boldos" comme on l'appellait en vérité GUY LEMARCHAND mécano de quart de nuit,le matelot lui(AGNERE) c'en est tiré de justesse se jetant dans l'échelle de quai quai la drague a chaviré.
      malheureusement le mécano "boldos" était en bas en train de mettre la machine en route pour rentrer au bassin, car les remorqueurs étaient prévenus et sont venus ,mais ont était dans l'impossibilité de "crocher" la drague, vu que celle ci etait restée "sur ses cables" c'est a dire les traverssiers babord et tribord allant a terre et sevent a papillenner en opération de draguage, ,on les file le soir pour accoster,et aller a quai,suf que ce jour là,vu la météo annoncée, ils auraient dus étre lachés afin de libérer la drague et permettre un éventuel repli d'urgence.On ne va pas refaire l'histoire, le tribunal a tranché et innocenté le capitaine qui était introuvable la nuit de la tempéte ?.le pire c'est qu'un homme y a laisser sa peau le deuxiéme a était marquer pour le reste de ses jours et 50 marins ont a terme perdus leurs emplois.

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    4. désolé pour les fautes ,je ne me suis pas relu

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    5. désolé pour les fautes ,je ne me suis pas relu

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  18. désolé pour les fautes ,je ne me suis pas relu

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