vendredi 26 juillet 2013

Le Bout du Quai 1954

Merci à Catherine pour les photos.





109 commentaires:

  1. Une dizaine d'années plus tard, certaines rues du Bout-du-Quai étaient encore dans cet état-là ou presque. Un certain nombre de taudis perduraient (notamment au-delà de la rue Parmentier et ce, jusqu'au moins la Tour aux Crabes).

    Pas de chauffage, pas d'eau chaude, le froid parfois ou, pire encore, l'humidité (pas parfois, souvent) et les murs qui suintaient ... Il y avait pourtant une vie (des vies).

    FG

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    1. Je les ai trouvées touchantes ces photos.
      Olivier

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  2. J'ai tout de même l'impression mais peut-être que je m trompe, que certaines de ces photos renvoient à une période légèrement antérieure à 1954 (habillement, maisons démolies). L'immédiate après-guerre peut-être ? Fin des années 40 ?

    FG

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    1. @ Fausto
      1954 précisément. Il s'agit d'une étude, enquête et la date est précise.
      Olivier

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    2. Pour compléter, Fausto, ces photos sont extraites d'un recueil intitulé "enquêtes d'ethnographie sociale et de géographie économique et humaine" ouf ! compte-tenu du format, je n'ai pu scanner que les photos mais il y a des cartes et croquis à l'encre de chine, c'est du beau travail réalisé par un architecte "diplomé par le gouvernement" en 1954 à la demande du ministère de la reconstruction d'après guerre.
      Ces photos illustraient un chapitre consacré aux quartiers insalubres et l'architecte concluait par la nécessité d'abattre ces maisons.

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    3. OK, merci par ailleurs pour les photos. Tout bien réfléchi et après avoir bien regardé ces dernières, une bonne dizaine d'années après c'était tout de même mieux sauf pour quelques maisons de la rue Desceliers et surtout pour le tronçon situé entre la rue Parmentier et, disons, la Tour aux Crabes. J'étais à l'époque jeune enfant, mais j'ai des souvenirs encore assez clairs de maisons écroulées dans la rue Desceliers, de véritables taudis un peu plus loin, de l'humidité que j'ai moi-même subie étant jeune et de l'absence de chauffage, de douche et bien sûr d'eau chaude.

      Je me demande même si tout le monde avait l'eau courante car j'ai aussi un souvenir assez précis de fontaines publiques dans les rues, notamment celle qui se trouvait rue Desceliers entre la Rue de la Brasserie (perpendiculaire à la rue Desceliers) et la rue Béthencourt (perpendiculaire aussi à la rue Desceliers).

      Je crois même que ces conditions de vie, peut-être un peu améliorées, ont dû perdurer jusque dans les années 70 (j'ai quitté le quartier en 1977 pour ensuite quitter Dieppe en 1979).

      Vous me direz que c'était l'époque qui voulait ça, mais tout de même. Je sais par ailleurs que de nos jours il y a des milliers et des milliers (peut-être bien davantage) de personnes qui vivent dans des conditions bien plus terribles sur notre propre sol. Que dire ?

      J'ai donc le souvenir d'un Bout-du-Quai non exempt d'une certaine violence et d'une certaine pauvreté (tout est relatif), mais où pourtant il y avait aussi une vie très saine, de la solidarité et de l'amitié le cas échéant et une ambiance que Jean-Louis et moi-même avons été heureux de connaître.

      Aussi bizarre que cela puisse paraître (pour moi ce n'est pas bizarre), mon enfance et une bonne partie de mon adolescence au Bout-du-Quai constituent le plus bel épisode de ma vie.

      FG

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    4. Ah oui, j'oubliais. Il y avait bien peu de voitures dans les rues comparé à ce qui se passe maintenant. Les enfants (moi en tout cas et mes copains) étions libres d'aller à peu près où nous voulions et les terrains de jeu dans ce cadre urbain étaient nombreux et très recherchés avec pour pôle d'attraction principal la splendide pelouse, les quais, la place Moulin-à-Vent que l'on peut admirer ci-dessus et le fameux dépôt de la ville situé rue Desceliers.

      Les photos ne sont pas pour moi touchantes car je n'y vois, malgré leur à-propos, que les mauvais côtés que nous avons connus(l'intention de l'architecte en question était sans doute de montrer cela, la face sombre et la nécessité de reconstruire . Cela en a mis du temps ...). Une exception toutefois, les enfants ... Ils n'ont pas l'air d'être malheureux outre mesure. FG une dizaine d'années après peut-être.

      FG

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  3. Ma grand-mère habitait 9 rue Angov ( immeublequi abritera plus tard Toutatitou.
    Il y avait l'eau courante mais juste un robinet sur le palier.
    Olivier

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    1. Oui, je m souviens de la rue Ango et, non pas de la maison de ta grand-mère, mais du fameux Toutatitou qui, selon moi (il se peut que je me trompe encore une fois), a dû apparaître dans les années 70.

      Habitait par ailleurs dans cette rue un jeune homme qui devait avoir 7 ou 8 ans de plus que moi et qui s'appelait Chartier (orthographe non garantie). Le problème, c'est que je ne sais plus pourquoi je me souviens de son nom (et pas de son prénom), ni quelle relation nous avons pu avoir. Un mystère ...

      FG

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    2. Pour Toutatitou, je ne suis pas d'accord, je suis née en 1968 et je l'ai connue jusqu'à environ l'âge de 17 ans, donc ça ferait vers 1985...

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    3. Relisez bien mon modeste message. Le Toutatitou "a dû apparaître dans les années 70" (voir plus haut). Que vous soyez née en 1968 (j'étais alors à l'école primaire) et que vous ayez connu le Toutatitou en 1985 n'enlève rien à la possible ouverture de ce Toutatitou dans les années 70 comme je le précise ("a dû apparaître", je me répète, pas "disparaître").

      Moi qui suis parti de Dieppe en 1979, j'ai forcément connu le Toutatitou dans les années 70.

      Amicalement.

      FG

      PS: Si vous voulez intervenir dans ce blog de temps en temps ou régulièrement, n'hésitez pas, cela ne fera que le dynamiser encore plus et je pense, avec l'approbation du très érudit Olivier. Cela m'apprendra de surcroît des choses sur Dieppe que je n'ai pas connues dans la mesure où elles seront souvent postérieures à mes années 70.

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  4. En 1954 les architectes parlaient de raser maintenant c'est réhabilitation de l'habitat ancien afin de préserver notre patrimoine architectural.Ici j'habite une ancienne maison de la "cité de la transat"construite aprè la guerre de 14 pour loger les navigants et leurs familles de la CGT qui a été rénovée et dotée du confort moderne

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  5. Pour la préservation du patrimoine architectural, j'ai pu constaté que lorsque je suis retourné dans les années 90 à Dieppe, beaucoup de maisons possédaient encore le balcon en fer (parfois forgé) que l'on trouvait dans pas mal de maisons de Dieppe et surtout du Bout-du-Quai (on en voit un petit sur la dernière photo). Dans la maison où j'habitais, il y en avait un au premier étage qui, malheureusement, a été, selon les photos récentes que j'ai pu contempler, détruit ou enlevé.

    FG

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    1. J'ai pu constater", bien entendu, et non "j'ai pu constaté". Mille excuses encore une fois.

      FG

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  6. En 1963 rue Béthencourt, nous avions l'eau courante mais pas de salle de bain je crois, ensuite avenue Gambetta nous avions un petit cabinet de toilette mais les wc sur le palier. Alors en 1971 quand nous avons déménagé à Neuville, immeuble Vasco de Gama quel luxe ! l'appartement était tout neuf avec salle de bain, baignoire et comble de la modernité, un séchoir électrique pour le linge et le chauffage par le sol.
    Nous passions beaucoup de temps à l'extérieur comme ces enfants sur les photos mais pas dans le même environnement, notre terrain de jeu c'était le chapeau chinois (démoli depuis) et les caves des immeubles (interdites par les parents)
    Je n'ai pas joué dans les rues du bout du quai car j'y allais juste voir mon arrière-grand-mère Place du Moulin à Vent et j'avais trop peur des sacripants du quartier ;+))

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    1. Je confirme tout ce que vous dites. J'habitais aussi rue Béthencourt à cette époque, bien que je n'aie pas grand souvenir de l'année 1963. En revanche je me souviens bien des réalités de la seconde moitié des années 60. C'était à peu près comme vous dites, sauf qu'un peu plus loin, dans la partie du Bout-du-Quai que j'ai déjà évoquée, ces mêmes réalités étaient, me semblent-il, beaucoup plus dures (vraiment plus dures).

      Me concernant, je me souviens que je me "tapais" beaucoup plus tard (années 70)quatre bornes "à pinces", avec un énorme cartable, pour aller au lycée Jehan Ango et le tout après m'être lavé, souvent à l'eau froide, dans une bassine (en hiver y compris et là c'était moins drôle). Sacré Roger Lecoffre ! Je crois qu'à un moment donné il faut en vouloir, sinon ...

      Il y avait de très bon matin la montée et le soir la descente, puis les devoirs quand je n'étais pas trop "crevé" ...

      Quant aux garnements (euphémisme ?), je confirme aussi. J'ai bien peur d'en avoir fait amplement partie.

      Enfin, moi aussi j'ai connu le paradis des immeubles (HLM pour moi) lorsque j'étais jeune homme, en 1978 plus exactement (c'est tard n'est-ce pas ?), un an avant mon départ de Dieppe, et tenez-vous bien, aux Bruyères (il y avait au moins de quoi se doucher et se chauffer : immeuble Chénier, André de son prénom).

      Rassurez-vous, je ne fais pas l'ancien combattant, mais je veux montrer que, même si j'ai passé les meilleures années de ma vie au Bout-du-Quai, il ne faut pas non plus l'idéaliser.

      FG

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  7. Le terme de "sacripant" était un clin d'oeil, Fausto, bien sur qu'il ne faut pas idéaliser, la vie n'était pas toujours facile, lorsque j'évoque avec ma mère la rue Béthencourt elle se souvient aussi du voisinage, très clairement d'ailleurs avec les noms des voisins et des souvenirs que je n'évoquerai pas par discrétion, mais l'alcool était aussi très présent et les conséquences étaient rudes.
    Une chose est certaine, la modernité des HLM et le confort de vie ne réglait pas tout, mes camarades de la cité de Neuville avaient pour certains une vie pas très drôle.

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    1. Exact. Je n'ai pas parlé par pudeur des problèmes d'alcool (heureusement, cela ne risquait pas d'être le cas chez moi, voilà peut-être pourquoi j'ai vécu heureux), des beuveries organisées ou non et de la vie de certains de mes camarades (moi aussi j'idéalise parfois, c'est le propre du nostalgique), mais je maintiens : au-delà de la rue Parmentier, notamment dans les rues perpendiculaires au quai Henry IV, sombres et insalubres, les conditions de vie étaient bien pires.

      Les comportements violents, même chez les enfants et une certaine forme de délinquance (bagarres, agressions, batailles rangées avec la police) étaient souvent à mettre en parallèle avec les conditions de vie, les moeurs qui en découlaient et aussi les relations et phénomènes de groupe (que j'ai bien connues avant de m'en libérer). Mais encore une fois, en sens inverse, il y avait toute une ambiance où animation (saine animation), solidarité et amitié pouvaient se marier.

      Non, vraiment, les photos, bien qu'elles soient un magnifique témoignage d'une époque, ne me touchent pas ou alors négativement. Elles me rappellent le mauvais côté de la chose. Il me semble même que l'humidité que j'exécrais transparaît en tout endroit. Je la sens encore aujourd'hui dans mon coeur, dans mon âme.

      FG

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  8. Bonjour.
    J'étais absent, et j'ai lu vos commentaires!
    Pas grand chose à ajouter, c'est bien vu.
    J'étais Quai Henry IV et nous étions "privilégiés" avec l'eau courante,et le tout à l'égout!....Mais j'ai connu chez ma tante, rue de la rade, l'eau à la fontaine publique, et les "tinettes".....comme beaucoup à l'époque!...
    Jean-Louis
    ps: Olivier, as-tu connu Charly Brunet;ses filles Nelly ; Marie Berthe,le fils Jacques Angot....qui habitaient .....où est toutatitou?

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    1. Non, désolé je ne connais pas. J'ai fréquenté la rue Ango entre 1960 et 1973, année du décès cde ma grand-mère Mathe 5 On peut la voir sur le blog montée sur sa Norton 500)

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  9. En attente de la réponse d'Olivier, je me souviens d'une expression qui doit être normande et peut-être plus précisément dieppoise. En tout cas elle trotte dans ma tête et est peut-être à mettre en relation avec le Bout-du-Quai: "Ouk tu vas chercher ton cide ? (pas cidre, mais cide, prononciation oblige"). Cela se disait lorsque quelqu'un se comportait bizarrement et devait renvoyer, j'imagine, à l'excès de gros cidre qui, comme vous le savez, n'est pas du cidre de supermarché à 2 degrés (de préférence doux). J'avais des copains qui, tout gamins, avant d'aller à l'école, buvaient un grand bol de gros cidre avec parfois des tartines beurrées.

    Enfin, et cela n'a plus rien à voir avec ce qui vient d'être dit, j'ai vu à la TV que Le Havre et la région dieppoise ont particulièrement subi hier ou cette nuit les assauts de vents impressionnants. J'ai entendu dire qu'ils atteignaient les 100 ou 110 kms/ heure. J'ai même vu un truc au-dessus de Dieppe ou tout à côté de Dieppe qui ressemblait à une tornade, mais on nous a bien stipulé qu'il s'agissait des effets des vents.

    Comment tout cela s'est-il manifesté ? Y a t-il eu des dégâts importants ?

    FG

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    1. Pas mal de dégâts. Caves inondées, toitures arrachées.
      Olivier

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  10. http://www.paris-normandie.fr/diaporama/dieppe-prend-leau-apres-un-nouvel-orage
    Nous aurions eu aussi des minis tornades
    http://www.76actu.fr/images-violents-orages-en-seine-maritime-un-bateau-sechoue-au-havre_45880/
    A 1'45 la mini tornade
    http://www.youtube.com/watch?v=7Ep0IL0VCRc
    Fausto régales toi,pour certains puristes ce ne serait pas de minis tornades mais des tubas
    Et cette expression marquant un peu le mépris de certains dieppois"Au bout du quai les ballots"

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  11. Des "tubas"??,....< ouk tu prends ton cide > était des tornades "queuj" te dis!...
    JL

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  12. D'après ce que j'ai lu comme elle ne touchait pas le sol c'était pour les puristes un tuba

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    1. ALAIN, je crois que les tubas sont les tubes des tornades. La seconde adresse électronique que tu nous a envoyée, une sainte adresse sans doute (ha, ha, ha !), montre que cela peut être la surprise, voire la panique à bord du côté du Havre.

      Quant à ton expression méprisante, signifie-t-elle "les cons avec les cons" ou à peu près ?

      FG

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  13. Bien sur, c'était pour reprendre l'expression du "boutdu" à Fausto; ( mais quand même; son "cide" il'prenait chez Crampon, rue Canu!...)
    Jean-Louis

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    1. Du cide à la tirette...
      Beaucoup de caves et de magasins inondés hier soir. Un clocher d'église ( Greuville) qui est tombé.
      Olivier

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    2. On disait, nous, "à la tireuse", mais il est vrai que "à la tirette" est très correct. "A la tireuse" (de chez Crampon, bien entendu)était plutôt couleur locale.

      J'allais d'ailleurs rarement chez Crampon car on buvait rarement du "cide" à la maison. Je demandais cependant parfois quelques sous à ma mère pour faire comme les copains et au moins me montrer plus Normand que les Normands en les accompagnant pour faire "nos achats" à l'institution Crampon (rue Canu, en effet). Tu amenais ta bouteille et on te la remplissait.

      En revanche mon père buvait tous les jours deux verres de vin en mangeant. L'un le midi et l'autre le soir. Un pinard d'ailleurs infecte avec des étoiles au bas du goulot de la bouteille (je ne citerai pas les marques parce que je ne veux pas avoir d'ennuis. Si elles existent encore, bien sûr).

      Le dimanche, parfois, quand il recevait des amis, il buvait avec eux un petit fond de "Cazalla" ou de "Chinchón" ou encore de "Anís del Mono" (sortes de boissons anisées à 40 degrés que ma tante ou certains compatriotes qui venaient d'Espagne lui apportaient). Jamais cependant, à ma connaissance, et en tout cas à la maison, d'excès. Tout était calculé et pour le moins mécanique. Un verre le midi et un le soir, point final et toujours en mangeant (la victoire en mangeant nous ouvre la barrière : ¡Ha, ha, ha !).

      FG

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    3. Je connaissais l'expression "Va donc chercher un demion d'cide !".
      Ca devait faire un demi-litre.
      Olivier

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  14. Du cide à la tirette mais pas du gros, de la besson pour tous les jours, l'autre pour les fêtes.

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    1. "A la tireuse", nom d'un p'tit bonhomme !

      Et la version "ouk tu vas chercher ton cide" en concurrence avec "ouk tu prends ton cide", bien entendu.

      Enfin, "au bout du quai les ballots" est une expression française qui n'est pas exclusivement dieppoise et bien entendu, "au bout du quai", n'a rien à voir avec le Bout-du-Quai. C'est une espèce de "hors de ma vue les imbéciles" ou encore "allez jouer plus loin bande d'idiots". J'imagine que cela part (je n'en suis pas sûr) d'un jeu de mot entre "ballots" ou balles de marchandises" et "ballots", personnes peu éveillées.

      Il est vrai cependant que "à la tirette" est on ne peut plus correct, mais nous, nous disions invariablement (je me répète) "à la tireuse", na ! (j'y tiens). On n'était pas très cultivés, ma foi. L'école, il fallait se la chercher comme on dit dans le sud de la France et bien entendu payer le prix fort.

      (je suis en pleine forme, mais je précise que c'est sans "cide", ni infâme vin étoilé avec bouteille consignée à portée de la main. En revanche, j'aimerais bien retrouver le goût de la limonade "Fresh" vendue par Freddy : elle était dans une bouteille en verre avec un bouchon que l'on refermait mécaniquement. Était-elle consignée, je ne sais plus. Elle fait en tout cas, avec les bouillottes et les porte-clefs, partie de mon patrimoine d'enfant, presque de mon patrimoine "génétique" : I'm joking, of course).

      Bona nit a tots. Ja parlarem altre dia.

      In nocte consilium.

      FG

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    2. right! good night too,write again tomorrow?

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  15. Entre deux séries de "frappes professionnelles", je me repose et prends le temps de réparer un oubli. C'est un plaisir qui,je l'espère, ne vous fatique pas trop. Sinon je promets d'être moins loquace la prochaine fois.

    Le demion équivalait à une demi-pinte (la moitié de 0,952 litre donc, si l'on considère la pinte de Paris et non la québécoise), soit un tout petit peu moins d'un demi-litre.

    OLIVIER sait absolument tout ! C'est en effet du patois normand. Je crois cependant qu'à Pont-Audemer, le demion équivaut à 25 cl. A vérifier.

    Kalinikta sas.

    FG

    FG

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  16. Fausto chouf un chouïa la vidéo
    http://www.leparisien.fr/environnement/video-une-mini-tornade-s-abat-sur-la-plage-de-dieppe-28-07-2013-3013947.php

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    1. J'ai vu Alain et merci. C'est impressionnant! Je ne savais pas que l'on pouvait avoir un truc pareil à Dieppe. On se croirait au centre des États-Unis.

      FG

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  17. Moi c'est le BOUT DU QUAI à la saison du hareng et le marchandage avec les allemands ,m'être fait coursé par un douanier et l'avoir semé dans les petites rues que vous connaissez mieux que moi.Mais c'est aussi,à la limite de votre fief;la baraque à frites de M Macquet et le régal d'un cornet lorsque nous étions en fond.Le Roi de la Biére et la pression du samedi soir après le ciné lorsque ma mère avait été généreuse sur mon argent de poche;le dimanche couvre feu because arbeit lunes por la mañana

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    1. Tu sais Alain, la "cabane à frites" , c'était Mr Angot, ( le père de Jacques déjà cité) vivant avec Mme Macquet, sur le fond de friterie.
      son ex-épouse, était remariée avec Charly Brunet déjà cité, habitant .....rue Ango, çà ne s'invente pas!... Quand aux " courses" avec les douaniers!....les cours "traversantes" ( quai Henry IV rue Desceliers) nous ont souvent bien aidé ...pour les semer!..
      Nous quand on était en "fonds" c'était au Tout Va Bien, après le ciné; on y buvait..un "Bébé Rose" ( grenadine et lait) en regardant le Scopitone....Salvador; Fernand Raynaud, Pétula Clark qui chantait "Chariots", ou "Marins".....c'est bien loin tout çà!...
      Jean-Louis

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    2. Labesse (salut).

      Vous en faites exprès ! Vous me rappelez les couloirs ou "cours traversantes", comme les appellent Jean-louis. J'imagine que l'on parle de la même chose.

      J'ai connu un de ces couloirs qui permettait de passer de la rue Desceliers (départ milieu du tronçon "rue de la Brasserie"-rue Béthencourt)au Quai Henry IV (arrivée entre l'ancien collège Jehan Ango et la partie de la rue Béthencourt qui onne sur le quai, à une trentaine de mètres à tout casser de cette dernière). Nous ce n'était pas les douaniers qui nous faisaient passer d'une rue à l'autre lorsque nous étions gamins, mais des jeux divers et le plaisir de croire que c'était interdit et que nous osions le faire quand même.

      Le Bébé Rose ça me rappelle aussi beaucoup de choses et la bière ou le panaché (parfois les bières et moins souvent les panachés) du Tout-Va-Bien le samedi soir également, lorsque j'étais adolescent.

      En revanche, je vous avoue que je n'ai rien compris à l'histoire des harengs, des Allemands et des douaniers.

      Si vous voulez bien m'expliquer ...

      FG

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    3. Et cette baraque à frites, elle était où exactement ?

      FG

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    4. A l'origine;( quand j'étais gamin) la baraque à frite du père Angot ( qui était une petite caravane transformée sans roue et calée sur parpaings) était au bout de l'ancienne poissonnerie à peu près au niveau du restaurant des "arcades".( je l'ai parfois aidé à éplucher les patates!...)
      Puis cette poissonnerie étant rasée, pour construire celle que vous avez tous connu, en arc de cercle, devant le Tout Va Bien; ils construisirent, en même temps, derrière la station de taxi, et derrière cette nouvelle poissonnerie, un petit bâtiment en bois avec un arc de troènes joli pour masquer la "patateuse" qui était dehors.à l'origine d'ailleurs, on descendait derrière la poissonnerie où il y avait des toilettes hommes et dames avec une gardienne ( Mme Houlé si ma mémoire est fidèle,!)cette cabane à frites exista, je crois jusqu'à la fin d'activité du père Angot, puis disparue, en même temps que la poissonnerie .
      Quant aux harengs.....c'est parce que l'avant port était plein de bateaux Allemands et Hollandais...( j'en ai fait un tableau!..)et on leur achetait. ( on négociait dit Alain!!..) des cigarettes hors taxes....d’où la douane!...voilà Fausto les grandes lignes!
      Au fait la cour traversante redonnait non loin du "Newhaven" !....
      Vous souvenez-vous aussi du patron du Tout Va Bien?...Le père Lelun Francis sa femme à la caisse centrale, et la femme de confiance Louise? ( qui tint plus tard le "Barillet" je crois)
      Jean-Louis

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    5. Pour ce qui est des titres de la fameuse chanteuse anglaise que tu cites, et pour situer précisément dans le temps tout ce que tu remémores, sache que Sailor (Marin) date de 1961 et I Will Follow Him (Chariot), date de 1962-1963.

      Moi je me souviens de Downtown, son grand succès mondial que l'on chantonnait encore dans les années 70 et de Don't give up.

      On oublie souvent que cette grande chanteuse de variétés a chanté aussi Vian. Pour les scopitones, j'étais bien sûr déjà nés quand ils sont apparus, mais je n'en ai pas souvenance. Je sais cependant que ce sont les ancêtres des clips et j'en ai vu un certain nombre à la TV (documentaires sur les années 60, Salut les Copains, etc. Toute une ambiance que j'ai ratée de justesse, occupé que j'étais à aller au jardin d'enfants).

      FG

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    6. Downtown; bizarrement, en version Française de Pétula devient ( pour la rime je pense ) "dans le temps"....
      Je naviguais à Dunkerque quand Downtown faisait un "tabac" au "Minck" en 63.
      < il n'y a plus dans cette ville la joie qu'il y avait avant!....Dans le temps!>
      çà peut s'appliquer aujourd'hui dans bien des villes!!!!.....
      Jean-Louis

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    7. JEAN-LOUIS, maintenant que tu m'as expliqué la chose, j'ai l'impression d'avoir connu cette baraque à frites et en tout cas les toilettes. C'est un peu flou parce que cela fait longtemps que je suis parti de Dieppe, mais il me semble que je m'en souviens et surtout de la poissonnerie qui n'était pas loin de l'horloge de la gare maritime et en face du Tout-Va-Bien.

      Quant au passage, oui, il débouchait pas bien loin du Newhaven dont j'ai connu la patronne qui n'était autre que la maman d'un garçon du quartier que j'ai connu dans les années 70. Son papa, d'après mes parents, tenait un atelier de réparation de motos dans la rue Béthencourt quand j'étais tout petit, mais je ne m'en souviens pas, bien entendu. Mes parents l'appelaient "el motorista " (le motocycliste)".

      Pour les patrons du "Touvab", comme on disait, je ne me souviens pas non plus très bien. Je me souviens cependant des nombreuses bagarres qui rythmaient en ce lieu les samedis soir, voire même d'autres jours de la semaine.

      Avec le café de la Paix (le également très mal nommé à l'époque), le Touvab faisait la paire. C'est sans doute à cause de cela que le patron du "Touvab" avait dans les années 70, décennie durant laquelle j'ai fréquenté un peu ce café, des chiens.

      Le panier à salade faisait par ailleurs parfois la navette tentant, souvent avec difficulté, de calmer tout ce beau monde.

      J'espère que les choses ont changé car si on y ajoute le Copacabana et le Tampico, ce n'était pas Chicago, mais disons, qu'il y avait de l'ambiance et de l'animation.

      Des saloons, les pistolets en moins ! (j'exagère un peu, mais avoue qu'il y avait un peu de cela et je ne citerai pas les noms des habituels protagonistes, ils se reconnaîtront eux-mêmes s'ils nous lisent).

      Il est vrai (heureusement pour le patron et les clients pacifiques) que les bagarres avaient lieu presque toujours dehors, juste en face du "Touvab" où le "spectacle" prenait tout son sens. Je dis spectacle à cause du nombreux public.

      FG

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  18. Je ne me souvenais plus des "bébés roses" pourtant j'en ai bu un certain nombre, on achetait de la grenadine pour les faire à la maison, c'était en même temps délicieux et écoeurant (peut-être que j'exagérais aussi ;+)

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    1. Et les "tango-panachés" appelés au sud de la Loire des "Monacos", un peu comme les pains aux chocolats qui deviennent des chocolatines dans le sud !

      Pour les "bébés roses", ma soeur était une spécialiste. Elle en faisait à la maison. Me concernant, j'ai toujours eu la même impression que vous à propos de ces "bébés roses" : "à la fois délicieux et écoeurants (trop sucrés, trop lourds)" (la formulation et le paradoxe tombent pile poil, en tout cas je les fait miens).

      FG

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    2. "Je les fais miens" et "les pains au chocolat" et non pas "je les fait miens" et les pains aux chocolats".

      Décidément, je ne m'améliore pas et mérite assurément un zéro pointé.

      FG

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    3. Tu es pardonné....je ne le dirais pas au père Gioux!....
      JL

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    4. Moi oui, je le dirai (sans "s", c'est un futur, pas un conditionnel : ¡ha, ha, ha !).

      Plus on écrit et moins on se relit, plus on commet de fautes. C'est le problème des mails et de l'écriture de l'instant.

      Ah, ce Monsieur (avec une majuscule s'il vous plaît) Gioux, s'il savait tout le bien qu'il a fait dans le quartier et les souvenirs qu'il a laissés (j'ai failli oublier de faire l'accord avec le COD) ! Je crois qu'il n'en a pas conscience.

      Merci d'avoir remis en scène ce très grand instituteur. Inutile de rappeler tout ce que je lui dois. Tout le monde aura compris ...

      FG

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    5. Tu vois, je viens de me relire et je crois bien que j'ai adopté une ponctuation un peu trop hispanique pour mon amical rire (ça, en revanche, c'est peut-être un peu trop anglais, pour ce qui est de la syntaxe tout du moins). Chacun son tour !

      Merci pour tes interventions et pour ce passé que tu me fais revivre.

      FG

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    6. Non non; Fausto; çà reste un conditionnel!...car: vais-je le lui dire,...ou non?...that is the question!( non je blague...)

      Pour P.Gioux, je le vois encore de temps en temps, ainsi que son épouse non loin de chez lui, à Neuville
      Je crois qu'il est parfaitement conscient de ce qu'il a apporté aux centaines de gamins passés dans sa classe, et est toujours ravi de voir un " ancien" le saluer!( Il a eu 80 ans il y a plusieurs semaines ) toute sa tête ,le regard vif, mais comme moi, il a ...quelques kilos de trop!..et du coup, souffre un peu des genoux ou des hanches.
      Jean-Louis

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    7. Il ne pourra jamais être totalement conscient de tout ce qu'il a fait de bien. Ce n'est pas possible ! Il est ancré dans mon esprit comme dans l'esprit de centaines de gamins (ou plutôt d'anciens gamins). Et pourtant il n'était pas toujours commode ...

      Son autorité, son savoir, son professionnalisme, mais aussi son humanité qu'il s'efforçait peut-être de cacher (ça il le faisait très mal car cela se voyait quand même) ont dû marquer des générations.

      Quand je suis retourné à Dieppe dans les années 90 avec mon gamin, nous sommes entrés dans un bar de la Place Nationale (ce n'est pourtant pas le Bout-du-Quai) et tous les présents, et en particulier l'un d'entre eux, connaissaient au moins de réputation le "Maître" et ne cessaient d'en faire l'éloge après avoir entamé la conversation sur l'école Desceliers.

      Notre école Desceliers (celle qui était juste à côté du Ciné-Plage, a cessé de fonctionner au début des années 70 et j'ai constaté via internet qu'une autre école, située plus loin sur le front de mer, je crois, porte son nom. C'est dans cette seconde école Desceliers que P. Gioux a dû poursuivre sa carrière car j'ai vu des photos de classe relativement récentes qui le suggèrent.

      J'ai lu par ailleurs pas mal de choses sur la Cité Provisoire où le "Maître" et sa femme, qui était également une excellente enseignante (c'était mon institutrice de CP), ont vécu jusqu'en 1964, si mes souvenirs sont exacts, mais je ne crois pas qu'ils aient enseigné en cette cité aujourd'hui disparue.

      Il y avait aussi mesdames Besson et Osmont (autres enseignantes de mon école Desceliers), je crois, qui vivaient là-bas, mais je n'en suis pas sûr (il se peut qu'il ne s'agisse que de simples homonymes).

      FG

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    8. P.Gioux a fini sa carrière comme Directeur de Desceliers , mais l'école placée non loin du Casino, qui avait repris le nom.
      ( c'était dans les années 55 ,le collège, avant que ne fut construit "Jehan Ango" à Caude Cote.)
      Il connu celle qui devint sa femme, à Desceliers, en 57 58 , où elle avait en charge le C.P. ( c'était alors Mlle Duranton, avec un charmant accent méridional....)
      Jean-Louis

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  19. Jean Louis il y avait aussi les Polonais

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    1. Oui Alain,
      ainsi que les Allemands de l'Est, Mais ils firent escale plus tard,jusqu'au jour ou un équipage complet d'un gros chalutier Polonais quitta le bord et demanda"asile politique" (selon l'expression consacrée) vers 1960-61 le bateau resta au bassin de Paris durant environ 2 semaines, reçu un autre équipage( sous bonne garde) et appareilla. Après cet épisode, les Polonais et Est Allemands se firent rares!( ils restaient à la cape au large)et quand il y en avait un; l'équipage sortait par groupe de 3 + 1 commissaire politique, tous habillés d'imper. et coiffés du même béret!...
      ( leurs cigarettes d'ailleurs n'étaient pas terribles les"papierossofs" ne valaient pas les "H.B."ou les" Gold Dollar"....souvenirs d'un ancien fumeur....
      Jean-Louis.

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  20. Jean Louis avec les Polonais Camel et Lucky Strike .Les Allemands avaient aussi du bon tabac pour la pipe.Normalement les Allemands de l'Est ne pouvaient pas rentrer ceux de l'Ouest leur barrant le chemin des jetées;c'est un cousin de mon père sur un canot du Hourdel qui nous le narrait et qui pestait aussi contre ceux de l'Ouest qui passainet à travers les sennes

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  21. Ceux de l'est, ( moins nombreux) entraient cependant, mais la capitainerie essayait de ne pas les accoster ...ensemble!...de même les Hollandais qui, pour éviter les inévitables "frictions" tentaient de rester accostés ensemble( En 55 çà ne faisait jamais que 10 ans depuis la fin de la guerre!....et il y avait des "contentieux".....J'habitais quai Henry IV, et à la sortie de l'"Harry's Bar" j'ai vu des Hollandais "arrimer" des Allemands à coup de sabots!....( en bois jaune, joliment décorés!..)Mais les Allemands qui les prenaient sur la tête, ne faisaient pas attention à la déco..
    Quand aux sennes.......c'était une vaste pagaille!...entre ceux qui filaient, ceux qui faisaient route, ceux qui étaient en "drive"!....Il n'y eu pas que les Allemands à passer dans les teisures!...(dans le NW de l'Ailly, le "Gris Brumaire" de Mallet fut éperonné, (et coula) par un...Boulonnais!....
    Jean-Louis

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  22. Pour revenir aux photos de Catherine:
    Sur la 1ère, Place du Moulin à Vent, il y a des banquettes en gradin, et en rond qui font penser, avec l'espèce de mat , et l'arrière d'une camionnette; à un cirque qui s'installerait?...( pas Amar ou Pinder, mais un petit cirque local, comme il en passait à l'époque.)
    Jean-Louis

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  23. Exact. C'est assurément l'avant ou l'après d'un spectacle. Probablement un petit cirque que je n'ai pas connu, habitué que j'étais une bonne dizaine années plus tard aux cirques Pinder, Rancy et Jean-Richard qui, après grande publicité assurée par les afficheurs d'Avenir Normand Publicité, s'installaient sur la plage (troisième pelouse en partant du château). Bien vu en tout cas !

    Outre la place du Moulin-à-Vent qui est plus que reconnaissable, quelqu'un a-t-il pu situer et mettre un nom sur les rues des photos ? Moi j'hésite.

    FG

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    1. n° 1, tu l'as bien vu, Place du Moulin à Vent
      n° 2 Rue des Bonnes Femmes
      n° 3 toujours la place, et le début de la rue des Bonnes Femmes
      n° 4 coin de la place et encoignure rue des bonnes femmes - rue du Bec
      n° 5 coin de la place, et début de la rue de la Lanterne.
      n °6 rue de la Lanterne et au fond rue Parmentier ( je ne peux reconnaitre les gamins qui jouent là!....j'y suis peut-être?...)
      Jean-Louis

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    2. Plus rapide que son ombre Jean-Louis, gagné!

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  24. Si l'on enlève celles de la place du Moulin à vent, dans l'ordre il s'agit de la rue des Bonnes Femmes, de la rue du Bec et de la rue de La Lanterne.

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  25. Merci pour ces précisions, je n'arrivais pas bien à m'orienter, mais je constate que c'est bien le tronçon de Bout-du-Quai qui était encore en piteux état dans les années 60. Surtout les rues des Bonnes femmes, Canu et du Bec avec, nonobstant, une très forte amélioration pour les rues Parmentier et de la Lanterne.

    Si ce n'est pas trop demander, auriez-vous des photos des rues Desceliers et Béthencourt en 1954 ou dans les années 60 ? Là, ce serait pour moi franchement émouvant.

    FG

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  26. Pour ma part, je n'ai pas de ces photos, hélas!...
    Catherine aura peut-être?
    ( ce ne pourra être que des photos : archives ou techniques; car il n'y avait pas grand chose de photogénique, dans ces rues plutôt sombres à l'époque.
    JL

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    1. Nous sommes bien d'accord.

      FG

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    2. Je ne crois pas que j'en possède de la rue Béthencourt, exceptée peut-être une prise du balcon, je regarderai chez ma mère, ma mémoire du quartier qui s'est souvenue qu'en passant devant les fenêtre d'une maison de la rue on entendait parler une langue "du sud" selon ces propres mots cela m' interpellée....mes parents se sont installés en 1961 et ont déménagé en 1965.

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    3. Mes parents habitaient déjà dans cette rue à l'époque que vous mentionnez. A ma connaissance ils étaient les seuls étrangers habitant la rue (si l'on excepte, bien sûr, un Alsacien, confiseur de son métier : je plaisante. En tout cas, l'alsacien n'étant pas une langue du sud, ce ne pouvait être que ma petite famille. Pas de Bretons non plus dans cette rue : je plaisante de nouveau).

      Malheureusement, je ne possède plus de photos de la rue Béthencourt. Pour deux raisons : d'abord parce qu'au cours d'un déménagement j'ai perdu la plupart de celles que je possédais (un séisme, un cataclysme, que dis-je) et ensuite parce que mon père prenait bien des photos avec son sublime Kodak à soufflet, mais pratiquement jamais de notre rue. Tant pis ...

      Merci quand même pour votre réponse et votre gentillesse.

      FG

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    4. Une information supplémentaire pour ceux qui nous lisent ou nous liront et s'intéressent de surcroît à la société de cette époque.

      Les étrangers dans les années 60 étaient bien peu nombreux à Dieppe. Je crois que la petite communauté espagnole (qui n'était pas totalement soudée, loin de là) était une des plus importantes (c'est vraiment très relatif car elle ne devait pas compter beaucoup d'individus).

      Certains n'étaient pas vraiment espagnols, mais descendants d'Espagnols (comme moi), d'autres étaient réfugiés politiques (les plus anciens ayant émigré en France à la suite de la guerre civile d'Espagne : 1936-1939) ou avaient émigré pour raisons économiques dans les années 50 ou 60. On se connaissait tous à peu près, au moins de nom.

      Il y avait des familles connues et intégrées depuis longtemps (commerçants notamment) comme les García, Argûelles, Calderón ou encore Fernández et d'autres moins connues, voire passant totalement inaperçues.

      Vu le petit nombre d'Espagnols d'Espagne (je mets de côté les descendants d'Espagnols comme moi) de cette "communauté" (entre guillemets), je ne vois pas qui d'autre aurait pu parler une langue du sud dans la rue Béthencourt dans la première partie des années 60 si ce n'est mes parents, des amis de passage ou invités.

      FG

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  27. FAUSTO une petite anecdote avec CALDO et son magasin de primeurs à côté du Crédit Lyonnais;à l'époque les cirques étaient Parc Jehan Ango et paradaient en ville et une éléphante par l'odeur d'un régime de bananes attirée a été se servir.Le fils CALDO et un GARCIA de Veules les Roses(ses parents avaient un super étal de fruits et légumes en face de la Rue Notre DAME sur le marché)étaient à Jehan Ango à la même époque que moi.L'autre branche GARCIA avait un entrepôt de fruits et légumes dans l'ancienne forge Place Louis Vitet

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    1. Merci pour ces souvenirs ALAIN. Le coup de l'éléphant par l'odeur alléché est à encadrer. C'est en effet très drôle.

      Pour le cirque, je savais qu'on le montait Parc Jehan Ango. Il y a d'ailleurs sur Quiquengrogne un petit film British Pathé qui date de 1964 qui nous montre justement la mise en place du chapiteau Pinder en cet endroit. Ce n'est que peu de temps après que les cirques se sont installés sur la troisième pelouse avec leur respective ménagerie. Il fallait payer 100 francs (1 franc car on comptait encore en anciens francs une dizaine d'années après la réforme monétaire) pour visiter la ménagerie, mais le spectacle du soir était beaucoup plus cher (très cher pour la bourse de mes parents, d'autant plus que je n'étais pas le seul à vouloir y aller). Parfois on obtenait une place gratuite (c'était très rare)grâce notamment au fils d'un des colleurs d'affiche d'Avenir Normand Publicité qui habitait pas loin de chez moi.

      Pour Calderón et García, en effet, ils étaient dans les fruits. Argüelles aussi je crois. Tous ces gens devaient être plus ou moins apparentés.

      Concernant les autres Espagnols, il s'agissait essentiellement d'ouvriers (dont mon père). Quelques-uns ont travaillé pour les familles citées plus haut, d'autres, dont mon père et un sympathique Galicien de ses amis qui était ébéniste, n'étaient pas dans les fruits et légumes. J'ai du reste rencontré récemment ce dernier en Espagne à l'occasion du mariage d'une de mes nièces.

      La plupart des ouvriers espagnols de l'époque sont repartis en Espagne dans les années 70 ou 80, sauf ce très sympathique et serviable Galicien qui vit toujours à Dieppe, bien qu'il se partage entre notre ville et sa ville natale du Ferrol.

      Ajoutons Paco Jiménez qui a vécu un temps avec la fameuse et inoubliable Reine qui tenait la brocante de la rue du Mortier d'Or que tu connais plutôt bien, n'est-ce pas ?

      En tout, il devait y avoir à tout casser à Dieppe dans les années 60 une quinzaine d'Espagnols d'Espagne (je veux dire de nationalité espagnole non nés en France). Très peu d'autres latins. Je n'ai connu, de loin, il est vrai, qu'un Italien et encore, je ne sais pas s'il était de nationalité italienne. Je parle de Dario, bien entendu, le patron du Copacabana. Ajoutons quelques fils de Portugais que j'ai connus et pratiquement aucun Nord-Africain, si ce n'est ceux qui venaient de Paris le week-end ou quelques jeunes travailleurs manuels venus à Dieppe à la fin des années 60.

      FG

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    2. A mon tours de te raconter une anecdote ALAIN. J'aurais voulu la rattacher au précédent message, mais cela prend trop de place. Encore une fois je vais mettre en exergue le bon et le moins on.

      Après le guerre d'Algérie (peut-être aussi avant, je ne sais pas) il y avait beaucoup de racisme ou de xénophobie à l'égard des étrangers en général et envers ceux qui venaient du sud en particulier, notamment dans les milieux populaires et ce, en une période où il n'y avait pas de chômage (pas de prétexte donc). Combien de fois je me suis entendu dire, "retourne dans ton pays, tu viens manger le pain des Français" (je ne connaissais de surcroît que Dieppe et la France). malheuresuement, cela entraînait automatiquement une bagarre, ce qui te rangeait, automatiquement également, dans la catégorie "voyou".

      Je me souviens même d'un vol de bicyclette dans le quartier et, bien que n'ayant absolument rien à voir avec cela, je suis devenu le coupable désigné par la populace. Le père du gamin (je dirais 35 ans environ) m'a pris par l'épaule (euphémisme), m'a accusé d'emblée et face à mes dénégations m'a tenu les terribles propos que je viens de citer ou à peu près. Je ne sais pas pourquoi, bien qu'il me parût énorme (moi je devais avoir sept ans), j'ai préparé un gros mollard dans ma bouche et lui ai balancé en pleine figure ou du moins le plus haut possible avant de m'enfuir en courant.

      Je n'ai ensuite pas eu de nouvelles du bonhomme (il avait peut-être retrouvé le vélo égaré).

      La réaction peut paraître être celle d'un petit voyou irrespectueux, mais elle était en fait instinctive face à un grand voyou d'une lâcheté extrême qui s'attaquait à un gamin et qui le rejetait pour ce qu'il était, lui et sa famille et par pour ce qu'il avait fait (ou ptôt qu'il n'avait pas fait).

      Je ne regrette cependant rien, absolument rien. En tout cas, je te jure que ça traumatise un gamin à vie.

      A côté de ça, il y avait tous ces formidables Dieppois, un peu rudes, il est vrai, pas toujours très fins en ce milieu populaire (moi non plus je n'étais pas très fin, c'est le moins que l'on puisse dire, je pense du reste que je ne le suis toujours pas), qui ont contribué par leur simplicité, leur naturel, parfois leur affection (beaucoup étaient des habitants de la rue Béthencourt) à mon bonheur d'enfant. Le positif l'a largement emporté sur le négatif, sinon je ne serais pas là à m'exprimer sur Quiquengrogne). Et puis il y a cette inoubliable ville que mon père, bien que revenu en Espagne, rappelait encore maintes fois avec bonheur, plaisir et émotion quelques années avant son décès.

      FG

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    3. "A mon tour", bien entendu et pas "à mon Tours", "bon" et pas "on", plutôt" et pas "ptôt" et "Malheureusement" (second paragraphe) avec un "m" majuscule.

      Mille excuses ALAIN, c'est encore une fois la fâcheuse habitude qui consiste à se relire après avoir envoyé le mail et l'émotion aussi. J'espère surtout que je n'ai ennuyé personne. Je tenterai dans l'avenir d'être moins présent et envahissant.

      FG

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  28. FAUSTO un très beau texte de Fernand Raynaud sur"ceux qui viennent manger le pain des français"
    http://www.dailymotion.com/video/x4c2w0_fernand-reynaud-raciste_fun
    que je ressors souvent envers les xénophobes mon boulanger est d'origine marocaine

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    1. Merci beaucoup ALAIN, je connais ce texte. Fernand Raynaud, qui nous a quitté en 1973, faisait beaucoup rire ma mère. Je me souviens aussi de l'histoire du "pov paysan" ("on n'est k'des povs paysans") et de l'histoire du passage de la frontière avec le sucre du tonton qui toussait et qui, apparemment, n'était pas du sucre.

      Ah oui, j'oubliais "le café avec les croissants" et le sketch du "racketteur" de tenancier de bar gigantesque (j'ai oublié les titres, mais tu m'auras compris). Toute une époque !

      FG

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  29. Entendu à Genèvre:
    < qui c'est ce Français, qui vient manger la brioche des Suisses!...>
    JL

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    1. Cela ne m'étonne pas car la xénophobie existe malheureusement un peu partout. Ce n'est pas exclusivement le fait du Français (ou plutôt de certains Français). Le croire serait être à son tour excluant, xénophobe ou je ne sais trop quoi.

      Cependant, les gens qui disent de telles horreurs (et parfois bien pire : j'en ai entendu de bien plus terribles) par bêtise, lâcheté ou simple méchanceté devraient comprendre que cela n'arrangera pas leurs problèmes (j'ai bien dit "leurs" problèmes) et prendre conscience des dégâts que cela peut causer, notamment chez de jeunes enfants sans défense dans l'immédiat, mais qui vont grandir et risquent de devenir des gens très agressifs et rancuniers s'ils se laissent emporter sans réfléchir par leur amertume et leur désir de revanche (une autre façon d'être bête et de devenir à son tour raciste).

      Heureusement, je pense qu'il existe plus de non xénophobes et de personnes intelligentes que d'abrutis irresponsables et ce, dans quelque pays que ce soit (j'ai toujours été optimiste)

      FG

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  30. FAUSTO tu n'as pas connu MOMO GHANNI et FREDDY nos deux algériens vendeurs de cacahuétes?

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    1. Non. Où travaillaient-ils exactement et à quelle époque ?

      FG

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  31. En 1962 ils vendaient encore sur la plage et dans les rues

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    1. Donc, bien qu'ayant déjà été mis au monde, je ne pouvais les connaître (j'étais vraiment trop petit à l'époque pour prendre durablement conscience de quoi que ce soit).

      Dis-moi, ils travaillaient pour qui (simple curiosité) ? Et le second, il s'appelait vraiment Freddy ? Cela fait plutôt anglais.

      Dans notre quartier nous avions un commerçant qui s'appelait Freddy (il tenait l'épicerie-bar "le Happy Meal" au coin des rues Desceliers et Parmentier), mais il était bien anglais. J'en parle d'ailleurs souvent car j'allais régulièrement acheter chez lui de la limonade de marque Fresh et parfois d'autres produits en compagnie de ma mère. Son épicerie-bar se trouvait juste après le bistrot le "Far west" et la boucherie en allant vers la Place du Moulin-Avant (du côté gauche de la rue Desceliers). Je ne sais pas si tu l'as connu : l'entrée de l'épicerie était rue Desceliers, je crois, et le bar ou cave à vins, rue Parmentier (encore une fois, cela faisait le coin).

      Rien à voir, bien entendu, avec le happy Meal de McDonald's qui n'existait pas encore.

      Freddy, avec le cordonnier de la rue Desceliers (rue Desceliers, entre la rue de la Brasserie et la rue Béthencourt, côté droit en allant vers la place du Moulin-à-Vent), est le commerçant qui m'a le plus marqué et qui est le plus profondément gravé dans mon esprit. J'y ajouterais le coiffeur qui se trouvait quai Henry IV entre la rue Béthencourt et la rue Parmentier (le roi de la coupe au bol et bourru comme pas deux, mais particulièrement attachant).

      FG

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  32. Ne pas oublier LEON, avec son triporteur de couleur bleue. et son célèbre slogan < Chez LEON tout est bon >
    Il vendait, surtout sur la plage, des friandises; confiseries,des petits ballons, des petits moulins à vent; et des cacahuètes!.....( un concurrent à Momo!...)
    Jean-Louis

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    1. Je me souviens vaguement d'un triporteur et de la vente de cacahuètes, tout comme de la vente de glaces sur la plage (mais ça c'est beaucoup plus récent). Pour le triporteur je ne sais plus en quelle occasion. Était-ce du reste celui dont tu parles ? Existait-il par ailleurs des "petites maisons à glaces" ("casitas de helados" : je les appelaient ainsi quand j'étais petit) mues par des vélos ?

      Tout cela est bien flou, à moins que je confonde ton triporteur avec celui du film "Le Triporteur" (avec Darry Cowl) que j'ai dû voir bien après sa sortie, mais alors que j'étais encore très jeune, soit au patronage de l'école primaire, soit lors d'une fête de fin d'année des ACM, soit en une autre occasion (tu trouveras, si cela te rappelles quelque chose, un extrait du film à cette adresse http://www.youtube.com/watch?v=jh81YHMBfos ).

      FG

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    2. "je les appelaient ainsi", que dis-je ... "je les appelais ainsi". Vive l'autocorrection. En même temps cela fait cours de grammaire par correspondance.

      FG

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  33. Je me souviens très bien de ce film, mais celui dont je parle date, de la même époque que Momo! soit 59 - 60.61- peut-être un peu après,?...
    quant aux voitures à Glaces, celles de Fernandez, comme celle de Bénard d'ailleurs, étaient avec brancards, "à l'huile de coudes "pas entrainées par un vélo, ou système équivalent. . Les plus grosses étaient tractées par camionnettes.
    Jean-Louis

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    1. Ce qui prouve bien que je confonds tout et que les souvenirs de la première moitié des années 60, s'ils existent, doivent remonter chez moi aux années 1964-1965 et sont de surcroît, très sujets à caution.

      FG

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  34. Au fait le triporteur , en question était à MOTEUR!.
    Il y en avait deux qui croisaient sur la plage:
    Bénard en avait un ( Peugeot avec manette de vitesse sur le coté du réservoir)
    Léon avait l'autre, plus moderne,( vitesses au pied ) je ne suis pas sur de la marque ; Vespa; ou Velam ?...
    Celui de Darry Cowl était....à pédales!...
    Jean-Louis

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    1. Je vois que tu enfonces le clou. Toi au moins tu sais de quoi tu parles.
      Merci pour les précisions.

      FG

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  35. pour FREDDY de la rue Parmentier - Desceliers il a tenu son commerce longtemps! Il faisait ramener parfois , par des gars de la ligne ; des produits très Anglais; ( du thé par exemple ) que nous achetions à Newhaven non loin de la gare maritime chez "Lamy's store" ou l'on trouvait un peu de tout!..(.Tous les anciens de la ligne connaissent )
    Jean-Louis

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    1. J'ai cru comprendre au fil des messages que vous étiez un ancien de la ligne Jean-Louis, avez-vous connu Paul Buquet qui est décédé il y a deux ans?

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    2. Chez Freddy, ça me rappelle des souvenirs.
      Ma mère Clotilde y a "fait des ménages".
      L'entrée de l'épicerie donnait rue Desceliers et celle du bar, rue Parmentier (rue qu'il était parfois impossible de monter quand le vent soufflait en tempête) 0

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  36. Le nom ne m'est pas inconnu?...mais malgré tout j'ai quitté la ligne en 73, j'étais sur le Valençay depuis 2 ans, après avoir fait 2 saisons sur le Villandry.
    Je demanderais à mon Beau-Frère, qui lui a fait toute sa carrière SNCF, jusqu'à Calais! je pense qu'il a du le côtoyer.
    Jean-Louis

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  37. Merci pour votre réponse, il était sur le Villandry, le Valençay puis le Senlac et il me semble qu'il a terminé sa carrière sur le Versailles.
    Très bon week-end.

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  38. J'ai fait parti de la commission de Francisation quand la "Senlac" est passé sous pavillon Français!... (Bien qu'ayant été construit à ...Brest , il était sous pavillon Anglais) souvenirs...souvenirs...
    Très bon week-end à vous aussi!.... ensoleillé...évidemment.
    Jean-Louis

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  39. ( Pas "la" Senlac!.....le Senlac!....Mon doigt a du glisser!...)
    Catherine, j'ai vu des amis , qui ont bien connus Paul Buquet!...Ils en gardent le souvenir d'un Officier de qualité!...pas de commentaire; çà résume tout!
    Jean-Louis

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  40. Cela me fait plaisir, Jean-Louis merci, c'était le cousin germain de ma mère et sa gentillesse me manque, ses histoires de la ligne aussi. Il n'était plus le même depuis la mort de sa femme mais nous recevait toujours avec plaisir quand nous venions sur Dieppe.
    Il appelait ma mère tous les dimanches et lui commentait les informations dieppoises de la semaine à sa façon, c'était très drôle parfois. Je ne vais pas monopoliser davantage le blog avec mes histoires de famille
    Merci encore

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  41. Pour vos commentaires au sujet des espagnols à Dieppe,j'ai un petit doute au sujet de l'orthographe du nom de Calderon.j'ai toujours penser qu'il s'agissait de Calderin qui s'était d'abord installé au début de la rue du haut-pas coté rue duqesne.J'ai bien connu également les Fernandez,marchands de glaces puisque nous habitions dans la meme cour au 77 grande rue.

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    1. Calderón n'est pas une faute d'orthographe, c'est vraiment un nom de famille espagnol. Souvenez-vous du grand dramaturge du XVIIe siècle Pedro Calderón de la Barca. Le mot signifie aussi "gros chaudron".

      Calderín existe aussi et votre remarque me fait hésiter car il y avait bien un Calderín à Dieppe.

      Maintenant je me demande s'il n'y avait pas une famille Calderón aussi..je n'en suis plus sûr. En tout cas je vous confirme que le Calderín dont vous parlez existait bien (mes parents en parlaient souvent).

      Je vais demander des informations à ma soeur qui a quelques années de plus que moi et se souvient sans doute mieux de tout cela.

      FG

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  42. Je viens de téléphoner à ma frangine et elle ne se souvient plus de tout cela. Moi en tout cas, je me souviens bien (je me répète) du nom "Calderín" et aussi du "Royal Fruit" et d'Argüelles, que les Dieppois appelaient Arguelles (sans diérèse, à la française donc).

    FG

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    1. Dernière information (j'espère qu'elle est juste car c'est bien loin tout cela et j'étais bien jeune) : Calderín tenait un magasin qui devait s'appeler "Au fruit d'Or" ou "Aux Fruits d'Or".

      FG.

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    2. Pour moi, Calderin c'était Royal Fruits. Ils avaient leurs entrepots dans les gobes au Pollet. Ma soeur Sabine est allée en classe avec leur fille qui doit donc avoir 60-61 ans.
      Je me souviens aussi de l'épicerie Arbona ( il me semble), près de chez Volet. Avec ses gros bisons d'huile d'olive.
      Olivier

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    3. Possible, j'avoue que je commence à confondre beaucoup de choses. En tout cas Calderín a bien existé et je suis content de ne pas rêver.

      Quant à Arbona, je l'avais oublié, mais confirme ce que tu dis (le nom d'Arbona était aussi souvent prononcé par mes parents).

      J'ai par ailleurs conversé en une occasion, place du Puits-salé, avec une Calderón ou Calderín qui était professeur d'espagnol dans un collège ou un lycée et donnait dans les années 70 (1977, 1978, 1979 ?)quelques cours à des adultes à la MJC de Dieppe (rue du 19 Août 1942). Étant plus âgée que moi (bien qu'étant très jeune à l'époque), elle devrait avoir à peu près 60 ans aujourd'hui d'après mes modestes calculs. Parle-t-on de la même personne ?

      FG

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    4. Je crois par ailleurs que parmi tous ces commerçants d'origine espagnole, certains été apparentés, c'est du moins ce que sous-entendaient parfois mes parents qui, il est vrai, étaient loin d'être au courant de tout et pouvaient se tromper.

      Merci par ailleurs de me rappeler indirectement l'importance qu'a eu pour le commerce local l'ex cycliste pro de Varengeville, René Volet. J'ai rencontré du reste quelques fois son fils, je crois, au Club des Jeux.

      René Volet était par ailleurs pour tous ceux qui aimaient le vélo, une référence locale en la matière.

      FG

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    5. Pour Royal Fruits, c'est bien une certaine Isabelle Calderin qui en est la dirigeante de nos jours. Royal Fruits est, semble-t-il, une SARL. Un de nos amis intervenant (voir plus haut) nous indique cependant que la première installation du, peut-être premier Calderín, se fit ailleurs.

      J'ai retrouvé par ailleurs une entreprise "Arguelles José", sans doute grossiste, à Martin Église. Un nom de famille associé à Dieppe qui, en tout cas, est très loin de m'être inconnu s'agissant de fruits et légumes. C'était sans doute le nom d'Arguelles qui revenait le plus souvent dans la bouche de mes parents devant Calderín et Arbona.

      A vrai dire nous n'avions pas de contacts avec eux, mais certains espagnols qui venaient à la maison les connaissaient et en parlaient. Je ne sais d'ailleurs pas si tous ces gens commerçants étaient espagnols de nationalité ou descendants d'espagnols. En tout cas ils étaient connus des Dieppois et du très petit groupe d'espagnols (une dizaine de personnes) que mes parents fréquentaient.

      Enfin, rappelons l'intensité du trafic de poids lourds espagnols qui prenaient le ferry pour se rendre (c'est peut-être encore le cas maintenant) en Angleterre livrer leurs marchandises (fruits et légumes essentiellement, je crois). De temps en temps un camionneur espagnol ou un simple voyageur qui avait besoin de renseignements ou d'une aide quelconque passait par la maison de mes parents que les voisins, connaissant notre origine, lui indiquaient volontiers.

      Voilà, je vous laisse et ne vous embête plus.

      FG

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  43. Que de souvenirs... Je m'appelle Daniel Maurice et je suis né 16 rue Canu (dans la cour à Crampon) en 1947.
    Je me rappelle que sur la place du moulin à Vent, il y avait une fête foraine qui venais 2 fois par an (je crois ?).
    C'était la fête et le bistrot du père Duplan (rue Canu, alors que son épicerie avait sa devanture sur la place) ne désemplissait pas.

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  44. Quand on a vécu dans des taudis comme ceux du quartier de la place du "Moulin à vent" à cette époque, on ne pouvait qu'envier nos camarades qui allaient habiter dans les HLM de Janval ou de Neuville.
    Actuellement ces types de cités sont décriées et soit disant engendrent la violence.
    Ce ne sont pas ces cités qui sont critiquables mais ce que l'on en a fait : des ghettos.
    Dans les années 50/60, on y vivait bien mieux que dans de nombreux logements insalubres de "Bout du quai".
    Daniel Maurice

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    1. bonjour daniel si mes souvenir sont exacte c est bien toi qui s est engage dans la marine et on a joue ensemble etant gamin je suis alain martin

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  45. Le garçon de la rue Ango « Chartier » se prénomme Dominique il est né en 1951 il fût un de mes amis d’enfance.

    Michel

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    1. Merci pour cette précision. Je me souviens maintenant de son prénom grâce à vous.

      Fausto.

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