mardi 28 mai 2013

Le port... à sec.


26 commentaires:

  1. Le bachot à sec serait ce celui du passeur:Bout du Quai/Pollet?

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  2. Je ne saurais répondre à ta question Alain mais cette très belle photo (qui permet notamment de constater l'évolution des constructions du quai Henri IV) en amène deux autre : quel coefficient de marée découvre autant? Au moins 110... Et puis est-il possible de faire la même photo aujourd'hui? Je pense que non le dragage étant plus efficace aujourd'hui.
    G-M

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    1. L'envasement de l'avant-port est un problème récurrent. Même avec un coefficient plus faible, je pense que le problème se posait.
      Olivier

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    2. En effet, je n'ai jamais vu l'avant-port à sec.

      La photo prise depuis les falaises d'en face me montre un quai Henri IV et un Bout-du-Quai sous un angle un peu inattendu. C'est ce Bout-du-Quai d'avant guerre avec ses hangars, magasins ou entrepôts que je n'ai pas connu.

      Une gare maritime "Urbain Cassan" qui n'existait pas encore et au loin, sur le bord de mer, les cheminées de la manufacture des tabacs détruite en 1942 et en partie remplacée par l'hôtel Aguado situé boulevard de Verdun (ancienne rue Aguado, en souvenir, j'imagine, du mécène Alejandro Aguado, ami du héros des guerres d'Indépendance d'Amérique, José de San Martín, qui passa du reste quelques jours dans notre bonne ville en 1842 : tout un programme et une page d'histoire entrouverte que je viens juste de découvrir).

      Pour en revenir au port, j'ai lu qu'en 1903 il fut dragué et qu'à partir d'alors, les navires pouvaient entrer et sortir sans tenir compte des horaires de marées, ce qui permettait d'avoir des horaires fixes pour les trains et navires de la ligne Dieppe-Newhaven.

      Toujours d'après mes lectures, l'invention des dragues permit de remplacer au début du XXe siècle les retenues d'eau permettant jusqu'alors de nettoyer le fond des ports.

      Sous votre contrôle et jugement.

      FG

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  3. Si vous voulez consulter les photos de Georges Marchand
    http://my.yoolib.com/bmdieppe/collection/?esp=0

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    1. Je viens de visionner une grande partie de ces belles photos. Une grande déception toutefois : les rues et places photographiées sont les habituelles : Rue de la Barre, Puits-Salé, Rue Victor Hugo, Rue de Sygogne, place Nationale.

      Ajoutons aussi les magnifiques, mais aussi très habituelles rues du Pollet (Quiquengrogne, etc.). La tradition Puits-Salé, place Nationale et boulevard de Verdun (celle des cartes postales) était donc déjà tradition à l'époque de ce grand photographe. Dommage, d'autres voies dieppoises, peut-être plus difficiles à photographier, moins "centriques" aussi, mériteraient intérêt. Tant pis.

      FG

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  4. L'aspect général des maisons du Quai Henry IV, et du Quai du Hable n'a pas beaucoup changé!
    Le quai; lui; a encore un décrochement au niveau du poste III,( soit à peu près face à la rue Béthencourt)
    aujourd'hui encore à basse mer ,sous les voutes, on peut voir l'ancien quai,(celui du décrochement cité plus haut)
    On voit aussi derrière le petit cargo, des empreintes de quilles dans la vase, ce qui laisse supposer qu'à basse mer tous les navires à poste, posaient au fond.
    Aujourd'hui aussi; sans un dragage régulier, nous serions dans le même cas, avec un envasement constant.
    Jean-Louis

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  5. Exact JEAN-LOUIS, je vois ce que tu entends par "décrochement", à peu près, en effet, au niveau de la rue Béthencourt".

    Tu sembles par ailleurs confirmer mes affirmations (voir plus haut) à propos des dragues. Le dragage régulier a évité de voir nos Falaise, Valençay et autres Villandry et Senlac, "les fesses dans la vase". Je ne sais pas ce que cela aurait pu donner. Les ferries se seraient-ils couchés ?

    Quant à la physionomie du quai Henri IV, oui, elle était encore semblable dans les années 70 et j'imagine 80. Pour le haut des maisons, aujourd'hui, cela ne semble pas avoir beaucoup changé, maintenant, les magasins, bars et restaurants ont l'air d'avoir beaucoup changé la donne. Il y a eu de plus entre-temps la gare maritime d'Urbain Cassan que l'on a "vécu" de près toi, Olivier et moi-même. Elle a constitué un sacré changement par rapport à l'avant-guerre et sa disparition il y a quelques décennies, tout comme celle de la poissonnerie qui était en face du Café de la Paix et du Tout-va-Bien, a tout de même beaucoup changé le panorama. En bien ou en mal ? Peu importe. De sacrés changements tout de même.

    Tu m'as par ailleurs parlé en une autre occasion de l'âme de ce Bout-du-Quai des années 60 et 70 que tu as connu. Les gens soit, une autre époque, indubitablement, mais aussi toute une série de détails (pompes à eau dans les années 60, devantures des magasins, etc.) qui me donne l'impression, moi qui suis parti de Dieppe à la fin des années 70, d'être dans un autre monde lorsque je contemple des photos ou regarde des vidéos du Dieppe des années 2010.

    Voilà pourquoi j'aurais tant aimé pouvoir admirer des photos de rues comme les rues Desceliers, Béthencourt, de la lanterne, du Bec, etc. Un Petit Enfer ou encore une devanture de Crampon ou de Freddy ou d'autres commerces et commerçants connus ou inconnus, pourquoi pas ?

    J'aurais aimé aller un peu au-delà de l'appréciée, mais peut-être un peu trop omniprésente Grande-Rue des photographes (voir message plus haut), pour ne citer que celle-là. Contempler des "tronches" d'antan sur le seuil de leur porte, au coin d'une rue. Voir enfin de petits métiers, des familles entières ou des groupes de voisins papotant, se chamaillant, vivant tout simplement dans une de ces nombreuses rues et ruelles qui, malheureusement, ont insuffisamment attiré les photographes centrés, souvent, malgré leurs talents d'artistes sur des stéréotypes, sur ce qui se vend ou sur la figure, très intéressante, il est vrai, mais pas exclusive, du pêcheur (à quand le pull rayé ?).

    Le philosophe et photographe P. Le Gall et sa discrétion d'artiste peintre miraculeusement effacé peut-être ... (je vous laisse écrire la suite).

    FG





    FG

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  6. Oui Fausto,
    Il arrivait en marée basse de fort coefficient, que , sur le "Valençay" nous sortions très lentement car on frottait un peu le fond!....et par très fort coef. il est arrivé que nous retardions un peu le départ!...
    J'ai déjà écrit je crois que quand le futur "Versailles" ( Stena Nautica" ) lors de sa 1ère entrée à Dieppe pour essais, s'est carrément échoué au niveau du Christ!....le tirant d'eau de cette génération de ferries étant plus important.....et peut-être aussi la campagne de dragage en retard,!....Bref comme l'a écrit Olivier; le problème est récurrent à Dieppe!....
    Quand aux photos des quartiers de notre enfance....elles n'étaient peut-être pas dans le style....mais çà ne fait rien elles sont dans nos mémoires!!! et à l'époque, je n'avais pas d'appareil photo!...donc pas de regrets non plus!...J'ai vu construire la gare maritime .....et démolir aussi...Ils avaient commencé...de nuit!pour éviter les contestataires!....
    Jean-Louis

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    1. Oui, JEAN-LOUIS, je sais, ce n'était pas au goût du jour, malheureusement, mais j'aurais tellement aimé (c'est mon coeur qui parle et je ne suis pas le centre du monde) contempler quelques photos "imprévues", non seulement de ton époque, de la mienne (elles coïncident en partie), mais aussi des temps passés que nous n'avons pas connus.

      Cela n'enlève rien à la qualité de photographe de ce grand monsieur que fut Georges Marchand, photographe, certes, mais aussi éditeur de cartes postales ...

      J'avoue, pour que l'on ne croit pas que je suis injuste, que la série de photos indiquée par ALAIN (voir adresse électronique plus haut)est plus que digne. Elle renvoie à un passé pas si lointain photographié avec professionnalisme et grand amour de l'art. Quant à notre Bout-du-Quai, Georges Marchand n'a pas eu vraiment le temps de le connaître puisqu'il est mort en 1964, je crois.

      Mon père avait quand j'étais enfant un Kodak à soufflet qui faisait de magnifiques photos dont la plupart ont été, pour diverses raisons, détruites, données ou perdues. Malheureusement, lui aussi ne photographiait que ce qui attirait au premier abord la vue, ce qui était central et aussi, les voitures et véhicules sur lesquels on s'agglutinait pour prendre la pose, un peu comme dans les années trente.

      FG

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    2. je viens de trouver la même photo, avec ; en sous-titre, l'année!... qui serait 1870.
      JL

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  7. Merci pour les renseignement hydrographiques, finalement, je pense que tous nos ports normands à fort marnage, l'état naturel est d'être à sec à basse mer ; je l'observe tous les ans à Granville dont l'avant-port n'est semble-t'il pas dragué.
    Pour qui veut comparer cette photo avec l'état actuel, pour ceux qui ne le sauraient pas, sur le site Internet de la ville de Dieppe, la webcam "port de plaisance" est placée à peu près au même endroit que celui où Georges Marchand avait posé son appareil-photo (même si la définition est nettement moins bonne)... Grâce à ces webcams, je vais à Dieppe tous les jours voir le temps qu'il fait!
    G-M

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    1. En effet, il y a de l'eau sur la webcam, dans le port, en bas et peut-être aussi en haut (pleut-il ?).

      FG

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    2. Il pleut ici. Je reviens de la pêche aux bouquets. Pas de concurrence dans les rochers, j'étais le seul. 800 grammes.
      Olivier

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    3. Wahou!..... 800 g.!... urticaire, crise de foie ;attention aux excès!..
      (je blague !..régalez-vous!...celui qui se donne la peine, dans le froid, sous la pluie, à chercher...et trouver des bouquets a le droit de les savourer?!...non?..)
      JL

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    4. Ce soir. Ce midi ce fut moules frites.
      Olivier

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  8. On reste dans les spécialités dieppoises!...( quand c'est de la moule du pays!...)
    JL

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  9. A quoi servaient ces constructions en bois que l'on voit au bord du quai ? débits de boisson, rangement du matériel de pêche ?

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  10. Je n'arrive pas à dater avec précision cette photo, mais je sais qu'au début du XXe siècle, au-delà de la gare maritime de l'époque, se trouvaient des entrepôts pour les marchandises. Il me semble distinguer sur la photo des rails et des grues qui "accueillaient" les bateaux et leur chargement.

    On peut imaginer, bien que la photo ne le montre pas (port à sec), une foule de dockers oeuvrant au chargement ou au déchargement des bateaux, mettant dans les entrepôts ou sortant des hangars les marchandises. Des dockers qui, comme vous le savez, ont disparu peu à peu, d'abord sous les effets de la mécanisation, puis, plus récemment pour un problème de capacité du port, je crois (sous le contrôle des spécialistes, d'autres raisons plus "politiques" ayant été également avancées à ce sujet).

    Pour les grues, moi je me souviens des vestiges de l'une d'entre elles qui, à la fin des années 70, se trouvaient encore au bout du quai Duquesne, devant les bâtiments de la ville (quai du Tonkin). Je ne sais si vous avez souvenir de ces vestiges des temps passés, moi, je m'en souviens très bien. Ils étaient à moitié rouillés, mais trônaient encore en bout de quai (à moins que ma mémoire me fasse défaut, ce qui est toujours possible).

    Les baraquements en bois de la photo étaient-ils des entrepôts ? C'est probable, mais je n'en suis pas sûr.

    FG

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    1. Çà doit se situer début du XXème?!....
      L'appontement de bois, ou le canot est échoué, et l'épi qui le termine;en saillie, devrait nous aiguiller?!
      JL

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    2. La grue du quai du Tonkin vient d'être repeinte à neuf. En noir. J'irai la prendre en photo. Le syndicat mixte du port va faire installer un cartel explicatif sur cette grue.
      Olivier

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    3. OLIVIER, je vois que la ville de Dieppe s'occupe des "anciennes" et de l'esthétique. A quand une maison de retraite pour grues "historiques" (je me réfère aux engins de levage, bien sûr) ?

      Nous vieillirons donc ensemble, mais tel que c'est parti, elle nous survivra. Si dans quelques siècles nos descendants lisent le texte de ce blog, qu'ils sachent que le 31 mai 2013, la grue du bassin Duquesne était encore bien vivante et qu'on lui avait même fait bénéficier d'une opération de chirurgie esthétique ou du moins d'une bonne toilette.

      Vive le syndicat mixte du port (sur ce coup en tout cas) ! J'aurais cependant préféré un bleu azuré pour faire contraste avec la couleur du ciel que j'ai souvent eu au-dessus de ma tête lorsque j'étais à Dieppe(les goûts et les couleurs ...).

      Et dire que l'on veut nous "flinguer" notre bon Colbert ! Qu'en penserait Louis, le quatorzième du nom ? Allez, un peu de pitié ou de patriotisme local. Ce que l'on peut faire avec la grue, on peut le faire aussi avec le pont (c'est légèrement plus cher, il est vrai, mais le jeu en vaut peut-être la chandelle).

      Je précise aussi pour les lecteurs du futur que le 31 mai 2013, le PONT COLBERT de Dieppe était encore vivant.

      Sur ce dernier témoignage historique, amis du futur, je vous salue et vous souhaite bonne lecture.

      FG

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  11. La grue du quai du Tonkin, n'est pas du même type; c'est pour levage lourd, de type SNCF ( 30 tonnes; elle existe toujours comme un vestige qui aurait bien besoin d'être soigné!...) Celles du quai henry IV que l'on aperçoit, étaient à vapeur pour la manutention et le déchargement des paquebots et cargos de la ligne.
    les baraquements sont ,comme dit par Fausto, des entrepôts pour stocker avant chargement, ou après; en attente de wagons.
    J'en ai vaguement connaissance, dans mon enfance, ainsi que les grues à vapeur, qui restèrent en service jusque dans les années 50 - 55, ou elle furent remplacées progressivement par les grues électriques dont nous conservons bien le souvenir.
    qui furent ferraillées quand la gare fut démolie.
    Jean-Louis.

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    1. Exact, JEAN-LOUIS. Les grues du quai Henri IV étaient montées sur des rails, je crois. Elles attendaient les paquebots, alignées qu'elles étaient au bord du quai. Celle du quai du Tonkin devait être "fixe" et devait être plus imposante que celles de la photo. En réalité, je n'ai qu'un souvenir très vague de cette dernière.

      Quant aux grues électriques, je m'en souviens très bien. Maintenant, avec tes histoires de démolition et de mise au rebut, "tu me fous le cafard". Si on y ajoute la pluie qui ne nous lâche pas, il n'y a plus que les moules et les bouquets d'Olivier pour redonner un peu de goût à ce bas monde.

      FG

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    2. Absolument!....
      Ou sont ceux qui nous annonçaient....des canicules!....
      La grue de 30 tonnes est fixe sur socle, mais tournante...à l'huile de coude grâce à un cabestan .Levage à chaine, très démultiplié et ...très lent! J'ai du la voir fonctionner dans ma jeunesse une fois ou deux, pour mettre à bord de bateaux en carénage, un moteur neuf, ou sortir une pièce lourde.( il y avait aussi une grue à vapeur au grill de carénage; quai Guynemer.)
      Jean-Louis

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