mercredi 27 février 2013

Villa Chemin de la colline

 Mr Jean-Paul Turquet, Capitaine au long cours, ancien Commandant de la ligne nous transmet quelques photos. La villa qui fut sa maison, Chemin de la colline ( près de la rue de Dijon et de la rue Caroline en surplomb du virage en épingle-à-cheveux de la côte du lycée), une vue de Dieppe prise de sa terrasse où l'on aperçoit le Versailles à quai et deux vues du Versailles. Sa villa  fit partie de la colonie anglaise au XIX ème siècle et servit de pension pour jeunes filles. Mme Winston Churchill, Lady Clementine y aurait séjourné.

Merci à lui.



44 commentaires:

  1. Bien que ma mémoire puisse donner lieu à confusion, il me semble reconnaître cette jolie villa. Eh oui, la très forte présence anglaise à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. C'est aussi cela Dieppe ! Certaines façades du centre ville, à mon époque, l'attestaient aussi. Je me souviens notamment d'un "grocery sur une façade de maison située près du Puits Salé (rue de la Barre ?). Et puis le champ de courses et le golf, tout simplement, sans oublier le football. Voilà qui atteste l'influence et l'affluence de nos estimés voisins britanniques !

    La villa me rappelle le chemin du Lycée et au-delà la route qui menait à Pourville et qui passait devant le stade et le golf (en parlant de lycée j'ai retrouvé un film de 1971 qui montre une manif d'époque avec, en prime, une inimitable ambiance post-soixante-huitarde. Malgré des images floues, si vous reconnaissez quelqu'un au http://www.dailymotion.com/video/xsuieq_dieppe-manifs-1971_people#.USqS02fRUn0 ).

    Quant au Versailles, je ne pense pas l'avoir connu lorsque j'étais à Dieppe.

    Moi, je me souviens d'avoir entendu parler de l'Arromanches et me suis arrêté au Valençay et au Villandry. Je vois qu'avec le Versailles on perpétue la tradition des châteaux-palais.

    De quand date-t-il ce Versailles ? Est-il toujours en service ?

    FG

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    1. Merci pour le lien. Je suis étonné qu'elle soit datée ( la vidéo) de 1971. J'aurais plutôt dit 1973. On voit sur les banderoles "Rétablissement des sursis" (militaires. Et ça correspond à la loi Debré de 1973. J'étais en terminale. Les images sont trop floues pour reconnaître qui que ce soit, hélas.
      Olivier

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    2. Il se peut que tu aies raison. A l'époque j'étais déjà au lycée, mais parmi les lycéens que l'on appelle maintenant collégiens (j'ai fait partie des dernières "fournées" de potaches à entrer au lycée en 6ème et à suivre un cursus relevant aujourd'hui des collèges de la 6ème à la 3ème).

      J'avoue qu'à l'époque, ceux que l'on voit dans le film étaient "les grands" et moi, je n'étais pas très conscient de ce qui se passait, ni contre quoi on protestait.

      L'important pour moi, que le film date de 1971 ou de 1973, c'est l'ambiance et les images de mon lycée. On voit dans ce film quelques têtes assez clairement, mais je n'ai pas le souvenir de ces "grands" ou de ces professeurs, car il semble qu'il y ait aussi des professeurs et des pions. Quelques années après c'était mon tour, mais sans entrer vraiment dans la danse car je restais un gars du Bout-du-Quai chez les "intellos" et les fils de "bourgeois" (c'est du moins ce que l'on croyait). Une autre culture assurément et un monde à part (le mien). Reconnais qu'à l'époque tout le monde n'avait pas la chance d'aller au lycée et certains, malgré une réussite relative, ne s'y trouvaient pas trop à leur aise (suivez ma flèche).

      J'ai d'autres liens filmiques concernant Dieppe, le port, la gare maritime, mais les images sont également floues. Les voilà à tout hasard :

      - http://www.youtube.com/watch?v=-tnPg3i80B4

      - http://www.youtube.com/watch?v=6a-bZCbf2Xg

      - http://www.dailymotion.com/video/xsuhj5_souvenirs-d-enfance_people#.USqSdWfRUn0

      J'ai retrouvé enfin une photo de mon supposé pontier du pont Colbert (il l'était peut-être si mes souvenirs ne me trahissent pas) et j'ai pu vérifier l'orthographe de son nom et le fait qu'il fut bien entraîneur des minimes du FCD, en 1973 justement.

      Enfin, quelqu'un a-t-il des informations sur le Versailles dont il était question au début ? (date de mise en service. Est-il toujours en service aujourd'hui ? : j'imagine que oui car il n'a pas l'air d'être bien vieux. En tout cas c'est un "gros costaud" par rapport aux Villandry et Valençay de mon époque).

      FG

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    3. Je confirme 1973 ... J'étais en 5ème ... On défilait dans Dieppe sur le slogan : " Debré, ça suffit ! Rétablissez le sursis!"

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    4. Le VERSAILLES était l'ancien STENA NAUTICA racheté par l'Armement Naval Sncf à la Cie STENA, il est arrivé à Dieppe fin mars 1987 où il a navigué sous le pavillon SNCF jusqu'en 1992, puis repris par la Cie STENA il naviguera sous le nom de STENA LONDONER, puis repartira à Calais sous pavillon SEAFRANCE, avant d'être vendu, peut être aux Grecs comme c'était une habitude à l'Armement Naval.

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    5. Sur la 2e photo ce n'est pas le Versailles ,mais le CHAMPS ELYSEES qui entra en service à Dieppe le 2 juillet 1990, jusqu'en 1992 où il pris la livrée Stena sous le nom de STENA PARISIEN, puis reparti à Calais à SEAFRANCE./

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  2. Il est arrivé à Dieppe sous le nom de < Stena Nautica > de la Cie suédoise < STENA LINE > dans les années??!!...90 ? ( à préciser! ) Il avait été < Jumboïsé > sur la largeur, car des transformations L'avaient rehaussé et pour garder de la < Stabilité >il avait fallu ...l'élargir.( environ 1m 00 de chaque coté des formes avant aux début des formes arrière.
    Pour l’anecdote: a sa première entrée d'essai, il avait un peu tardé à repartir, et la mer baissant, il s'était légèrement échoué, au niveau du Christ!...le dragage qui avait suivi a remédié à ce problème.
    Plus tard, il quitta le nom de < Versailles> quand la SNAT disparue, et redevint < Stena > mais < Stena Londonner > cette fois ( sur la photo il est < Versailles >de < SEALINK Dieppe ferries >
    Jean-Louis

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  3. Bien évidemment, il y a longtemps qu'il n'est plus là!...( je le pense ferraillé, mais sans certitude )
    Jean-Louis

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  4. La photo du ferry qui tourne à l'épi dans l'avant port, ne me semble pas être le < Versailles >, mais plutôt le < Champs Élysée > ( devenu lui, le < Stena Parisien > )..... Car le Versailles n'avait pas de mât arrière; le feu de navigation dit " additionnel" était sur la cheminée.)
    Jean-Louis

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    1. Sur le site suivant :
      http://www.ferryfantastic.webs.com/seafrancemonet.htm
      J'ai cru comprendre qu'il était arrivé à Dieppe en 87. Il s'est aussi appelé Stena Monet. Mis à la ferraille en Turquie en 2005.
      Olivier

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  5. Oui, il semblerait, d'après le lien proposé par Olivier, que le bateau soit entré en service en 1974 pour la première fois sous le nom de Stena Danica. Il devint plus tard le Versailles et se mit au service de la ligne Newhaven-Dieppe à partir de 1987.

    Comme le précise fort justement Jean-louis, le Stena vécut toute une série de transformations, devint Stena Nautica, puis Versailles. Il n'avait pas, en effet, de mât arrière. Quelle vista et quelle mémoire pour notre champion des affaires maritimes !

    FG

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  6. Merci Fausto;
    Je dois préciser que le Versailles remplaçait le Senlac,( construit à Brest en 1973 ) qui quittait Dieppe pour la Méditerranée ( la Grèce )en 87 ; ou il devint l" Apollo Express " entre le Pirée - Paros et Naxos. en 96 il change de propriétaire ( Agapitos ) qui le baptise: Express Apollon; puis encore changement!....etc jusqu'en 2005, il s'appelle alors "hellenic Seaways " il changera encore de nom!...en 2007, " Apollon " armement Arkoumanis en mer Adriatique!....il terminera là sa carrière!.....et Quelle carrière!!!...Près de 40 ans!...
    Jean-Louis

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  7. Merci beaucoup ! Le Senlac, je m'en souviens, cela devait être à l'époque où je suis parti de Dieppe (1979) ou alors j'ai dû en entendre parler par la suite. Quant à le Grèce que je connais un peu (et surtout Chypre), je suis content qu'elle soit une belle fin pour nos bateaux. La Méditerranée est apparemment un peu plus clémente que notre Manche, même s'il faut s'en méfier. Les fonds marins méditerranéens sont emplis de tragédies.

    Encore mille fois merci pour ton expérience et tes connaissances, Jean-Louis, et pour ton intérêt pour ce qui est nôtre (je ne dirai pas "Cosa Nostra" car nous n'avons rien de mafieux, mais ... Je veux dire que c'est quelque chose que l'on partage).

    FG

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  8. Autre chose. En dehors de ce qui est nôtre à divers degrés et que nous devons partager (avec justement ... les autres), je viens de prendre conscience de quelque chose de magnifique.

    Je viens en effet de relire la référence d'Olivier concernant le Stena, alias le Versailles, et me suis rendu compte que les britanniques ou certains anglicistes, utilisent à l'occasion "she" (comme sujet grammatical) pour parler des embarcations et non "it" qui renvoie à des choses. J'ai demandé à un collègue anglais si cela était fréquent chez eux. Eh bien, oui!

    L'embarcation serait-elle femme ? C'est en tout cas des prénoms de femmes que l'on donne chez nous aux embarcations destinées, tout du moins, à la pêche. Il est vrai que le marin, par tradition, n'a jamais aimé que des femmes soient à bord. Les embarcations semblent pourtant leur être dédiées (aux femmes, bien évidemment, aux mères, aux épouses ...).

    Ce sont des questions qui me dépassent, mais peut-être que quelqu'un a des réponses à tout cela ? C'est, comme on dit de nos jours, une question de genre.

    FG

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  9. C'est plus complexe FAUSTO nous disons toujours ,malgré son désarmement, la JEANNE pour le PH JEANNE D ARC,la frégate lance missiles DUQUESNE mais aussi le DUQUESNE ;le bâtiment de soutien logistique GARONNE mais aussi la GARONNE
    De ce qui me reste de mon anglais j'avais appris que c'était she qui primait

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    1. Je te remercie grandement Alain, mais cela ne m'apporte aucune réponse quant à la question posée. "She", pour nos amis britanniques est déjà établi. Pourquoi cependant "she" et pas "it" (il doit y avoir une raison). Quant à La Royale, fort respectable et riche en histoire, ce ne semble pas être le monde de la pêche. Pourquoi des prénoms de femme, voire, sur certains littoraux, des noms de saintes ? Pourquoi la femme ? Elle n'est peut être pas omniprésente, mais, reconnaissons-le, majoritairement présente (du moins sur le plan onomastique). On la nomme, on la représente, mais pourquoi traditionnelleent (je dis bien traditionnelement, exceptions mises à part), est-elle exclue à bord ou, du moins, bien peu envisagée.

      Bon, j'avoue, c'est tout un problème qui renvoie à nos sociétés, difficiles à cerner, par essence. Et si on demandait leur avis aux femmes ?

      FG

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    2. En anglais le Bateau est féminin; c'est tout.
      D'ailleurs en français ,on utilise leurs expressions: une des plus connue, pour deux bateaux semblables : " Sisters's Ships " on ne dira jamais, même en français " Brothers's Ships ".
      Quant à certain bateaux ; notamment de la Royale, le "Un "ou"Une"vient presque uniquement du type de bateau: Une frégate, un Porte avion;un aviso; etc....exemple : la frégate Duquesne...ou le Duquesne.le Dragueur de mines Sagittaire, ou ...le Sagittaire
      Il y a une ou deux exeptions ( comme il se doit dans la langue française )Le porte Hélicoptères Jeanne d'Arc....ou La Jeanne!...ce qui serait plutôt ...affectueux.
      Pour le France?!...je n'ai jamais entendu l'appeler < La France >?....
      Jean-Louis

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    3. Je crois que l'on ne se comprend pas. En anglais, que ce soit masculin, ou féminin, s'il s'agit d'un objet, on emploie normalement "it". Or, on utilise souvent "she" pour une embarcation, alors que ce "she" sujet renvoie normalement à un élément humain féminin.
      Dans la Royale, le nom des bateaux renvoie souvent à des personnages célèbres et historiques (c'est une institution, c'est l'armée)qui sont souvent masculins (encore une affaire de genre). Le Jean Bart, Le Foch, etc. C'est acquis et établi. Tu auras constaté et ce, pour ton propre bateau, que le nom féminin est très fréquent dans le monde de la pêche. Pourquoi ce lien, non exclusif, mais fréquent avec la femme (l'anglais d'une part et notre pêche d'autre part) et pourquoi ce rejet traditionnel (mais pas exclusif) des femmes à bord. J'ai ma petite idée sur la question. Elle me semble culturelle et sociétale, mais ce que moi j'en pense est trop restrictif, sûrement inexact et bien peu intéréssant, voilà pourquoi je me permets de demander l'avis des autres et notamment des femmes qui ont eu au cours des siècles(reconnaissons-le), bien peu souvent la parole.

      FG

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    4. Oui absolument;
      mais l'essentiel est que pour les Anglais; un navire porte un nom PROPRE, comme une personne en fait.( Je tiens çà d'un sujet, marin,de sa très gracieuse Majesté;)d’où She et non it.
      Jean-Louis

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  10. FAUSTO pour ton érudition
    http://forummarine.forumactif.com/t5194-genre-des-noms-des-bateaux
    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20061016093638AACb5Ng
    la FEMME
    La présence d'une femme à bord porte malheur. Pourquoi ?
    Les marins vivaient pendant de longs mois dans une intense frustration physique et sentimentale. Une femme circulant au milieu de l'équipage ne pouvait qu'alimenter passions, jalousies, querelles, mais aussi les tentatives de viol. Sachant les marins très supersticieux, il a fallu simplement laisser se répandre une réputation de porte-malheur concernant la femme pour éviter ces désagréments.
    http://www.pirates-corsaires.com/superstitions.htm

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    1. Voilà une réponse très crédible pour une partie de la question et je t'en remercie. Reste l'élément féminin prépondérant et donc le "she" et le "Marie-Jeanne", le "Sainte-Sophie" ou encore le "Marie-Françoise" (les deux choses, le ""she" et les bateaux de pêche français, ne sont pas forcément liées).

      Et encore une fois, s'il y a des analyses féminines, nous sommes preneur.

      Merci d'avance les ami(e)s.

      FG

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    2. je viens de regarder dans ma 'grammaire de l'étudiant' chez Berland Et Delépine. L'emploi du 'she' s'emploie pour tous les types de 'ships' et autres bateaux. L'emploi est identique pour les autres machines et véhicules quand il y a lien affectif.(page 308 de mon édition)

      Mon expérience me dit que She est très courant mais mettre IT n'est pas une faute en soi...mais l'usage prévaut c'est vrai!
      http://www.anglaisfacile.com/forum/lire.php?num=3&msg=47466&titre=Le+genre+du+navire%3F

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    3. Merci pour la réponse. Je viens juste de la lire car je ne l'avais pas décelée ce matin entre toutes les autres.

      Très bien, mais si je voulais pousser le bouchon encore plus loin, je dirais pourquoi pas "he" ? L'affection serait-elle uniquement orientée vers l'élément féminin dans des mondes d'hommes (ceux des machines et des véhicules que traditionnellement ils conduisent ou pilotent) ? La langue traduirait-elle de préférence la perception dominante, éminemment masculine ?).

      Tu as dû constater que j'ai une idée en tête depuis le début (je travaille un peu sur le thème du genre) et que je tourne autour du pot car je cherche, non pas une réponse, aussi établie et reconnue soit-elle, mais des réponses ...

      Merci de toute façon pour votre implication dans la discussion.

      FG

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    4. "En fait, c est une vieille tradition qui vient des Grecques et des Romains qui l ont prise des Egyptiens pour qui les bateaux étaient des "créatures féminines qui apportent de la chance"."
      http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20061016093638AACb5Ng
      En piratant sur la toile

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    5. Soit. Et mon caillou Silver Match de nouveau.

      FG.

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  11. FAUSTO une étude sur les noms des bateaux de granville
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0003-4134_1993_num_43_1_1961

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    1. Merci beaucoup.

      FG.

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    2. Pour nous marins un navire n'est pas un objet comme une chaise par ex ,mais un être bien vivant.Nous disons qu'il a une belle ligne,que la coque travaille,geint,gémit,qu'elle consent à la lame ou qu'elle la refuse;qu'un voilier porte bien la toile comme une femme la toilette,que son étrave fend la lame,&épaule bien la vague;un bateau peut se vautrer paresseusement dans le clapot,qu'il dérive au gré des courants
      ,un navire a de belles hanches qui épousent bien la mer
      Et après tout cela tu voudrais "it"?

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    3. Voilà, c'est un peu ce que je disais, un nom propre, au même titre qu'un être proche.
      Et ta description , est très parlante!.....
      Jean-Louis

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    4. Non mon cher Alain, je ne veux pas "it", je ne veux rien, je me pose simplement la question et ai depuis le début mon idée sur cette dernière. Je voulais juste avoir l'avis des autres et peut-être entamer un débat, ce qui a l'air d'être le cas.

      Note que dans beaucoup de langues, cette distinction humaine et féminine n'existe pas. Cela relève de l'anglais et c'est pour cela que c'est intéressant (langue et grammaire particulières obligent). Y a-t-il par ailleurs une autre explication à ce "she" ? Je crois que c'est ce que tu dis. On ne travaille pas sur et avec un bateau pendant des années, voire des dizaines d'années, sans le considérer et pourquoi pas l'aimer. Même chose pour une voiture : on moment de la mettre à la casse parce que l'on n'a pas de place pour la garder, c'est émouvant. Moi, j'ai presque pleuré pour ma Titine (ma 4 l)qui m'a tant accompagné.

      J'ai lu par ailleurs une partie de l'article sur Granville et j'ai constaté qu'en ce lieu, bizarrement (notamment si l'on tient compte des dangers de la mer, j'allais dire de la mère), la religiosité apparaît peu sur le plan onomastique. Comme quoi, le monde de la pêche, s'il présente des points communs dans tous les pays, peut aussi se différencier d'un pays à l'autre, voire d'une contrée à l'autre, selon des réalités sociales et culturelles diverses et spécifiques.

      Le peu que je connaisse du monde des marins (et je parle sous votre contrôle : le tien et celui de Jean-Louis) est par ailleurs assez "machiste", mais peut-être pas plus que d'autres univers. En fait, c'est nous tous, les hommes, qui le somment tous un peu, beaucoup, etc.

      L'explication du rejet de la femme à bord par la promiscuité et les toujours possibles viols tient la route et il est évident que le problème s'est posé, mais cela justifie-t-il ce rejet de la femme (il n'est bien évidemment pas systématique et les choses ont évolué quelque peu) qui existe aussi, reconnaissons-le, dans d'autres métiers. Les pistes fournies par Catherine, ne me semblent pas, sur ce plan, infondées.

      Et tu sais (crois-le bien), j'apprécie beaucoup les marins et la marine (la Royale, comme la pêche ou encore la marine marchande). Je voulais d'ailleurs naviguer absolument lorsque j'étais petit, en faire mon métier. La vie en a décidé autrement.

      FG

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    5. Heureusement que les moeurs ont évolué maintenant les femmes ont leurs places à bord et à des postes de responsabilité,l'année dernière ;il y a eu la promotion d'une amirale
      Nous aimons tellement nos bateaux que parfois nous leur donnons des surnoms l'AMI l'AUBEPINE était devenu LA BELLE P..E,le dragueur SAGITTAIRE :le "CA GITE A TERRE" ou le" S'AGITE A TERRE",le pétrolier ABER WRACH sur lequel j'ai navigué c'était la "BELLE VACHE"

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    6. Oui Alain, cette évolution s'est faite par décret et volonté des élites. Et c'est pour une fois tant mieux !

      L'esprit, s'il a aussi parfois évolué quelque peu (c'est une question d'éducation qui devient au cours du temps sociétale et culturelle), demeure encore dans bien des cas trop "conventionnel" pour ne pas dire trop "convenu" (tu m'auras compris).

      Les femmes, à ma connaissance, et même dans des milieux censés être plus évolués que les autres (j'ai bien dit "censés être" et j'en connais tout particulièrement un) n'obtiennent rien sans combat et elles sont bien loin d'avoir acquis une véritable égalité : je ne voudrais pas t'embêter avec les histoires de promotions, de salaires fort différents à compétence et travail égal ou encore, tout simplement de considération.

      Les lois et décrets avancent, imposent parfois (comment faire autrement ?), mais les pratiques restent dans bien des cas trop souvent les mêmes. Les sociétés et les mentalités avancent lentement, parfois à "coups de pieds au cul" (souvent ?) et les préjugés sur les femmes dont on parle ne datent pas d'hier (et ils sont encore là, je crois).

      Tout cela n'a bien entendu rien à voir avec l'amour que vous portez à vos nobles et beaux métiers et l'extrême intérêt que moi-même je leur porte (je dirais de même à propos de vos personnes et de vos vies qui transparaissent de loin en loin sous votre plume ou plutôt sous votre clavier).

      Pardonnez enfin mes possibles fautes de frappe et mes quelques incorrections (je ne me relis pas toujours).

      FG

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  12. Bon alors je me jette à l'eau puisque femme je suis ! depuis que nous avons incité ce très influençable Adam à transgresser la règle divine nous sommes synonyme de "celle qui pousse l'homme à sa perte" ! je pense qu'effectivement la présence d'une femme à bord aurait tellement posé problème, (on aurait pu notamment se rendre compte qu'elle savait lire une carte) qu'il valait mieux qu'elle porte la guigne, en cela nous étions à égalité avec le lapin dont il ne fallait même pas prononcer le nom à bord. N'oublions pas non plus que les proues des navires étaient souvent des bustes de femme, et les sirènes alors et leur chant aussi beaux que maléfiques ! la symbolique de la femme tentatrice source de danger est très présente dans le milieu maritime, alors qu'au port attend la mère, la femme refuge gardienne du foyer en l'absence du marin.

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    1. Pas bête du tout. Cette femme rassurante (mère ou épouse) qui est indispensable, qui est un port d'attache (un port tout court), mais que l'on n'aimerait guère voir se mêler de nos affaires (possible concurrence ? Question de pouvoir ? Affaire de rôles ?). Et cette femme qui attire et qui est à la fois danger. C'est vrai, c'est vieux comme le monde. Grand Dieu, quelle Odyssée ! Des sirènes mi-femmes, mi-poissons. Et en plus ça chante ...

      Enfin, c'est une opinion non négligeable.

      Maintenant que vous êtes dans l'eau, l'homme marin que je ne suis pas se permet de vous envoyer une bouée au titre de remerciement (réflexion et plaisanterie ne sont pas forcément incompatibles).

      Merci dans tous les cas.

      FG

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    2. FAUSTO si tu es interressé les noms des bâtiments de la Royale ayant navigué et mis à la casse
      http://www.alabordache.fr/marine/espacemarine/desarme/

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    3. Mon cailloux Silver Match.

      FG

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    4. Tu vois que je ne me relis pas (ou alors trop tard).

      Mon caillou Silver Match ("caillou" sans "x").

      FG

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  13. Pour les passionnés de la ville et des années 1955 ... Je viens de découvrir un lien, qui n'a rien à voir avec la navigation, certes, mais qui a le mérite de nous faire découvrir le front de mer avec de magnifiques images ...

    Si le coeur vous en dit :

    http://www.archivesenligne.fr/chronologie/item/1955-rallye-de-dieppe

    Je vous souhaite un très beau voyage dans le temps !

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  14. Super! Les images sont claires et on voit même mon Manoir Saint-Martin (image fugace, qui semble, soit dit en passant, suivre le rythme de la course).

    Les routes d'antan ! Pourville et sa côte ! Les tribunes sur le bord de mer (genre Tour de France) !

    Je note par ailleurs que l'habillement d'époque était encore d'actualité chez certaines dames une bonne dizaine d'années plus tard (comme quoi, il faut avoir l'envie et les moyens d'être à la mode). Et ce fameux foulard sur la tête que ma mère elle-même a porté jusque dans les années 70 !

    FG

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  15. Quel est dont ce Manoir Saint-Martin ? Est ce que c'est la maison en colombage que l'on voit à deux reprises sur le film à 2'16" et à 2'20" ?
    Dans la côte de Pourville j'ai été étonnée de la présence d'une petite maisonnette ( à 1'10") je ne m'en souvenais plus du tout ! Elle est posée, là, tout au ras de la route !
    Notre front de mer à beaucoup changé lui aussi ...

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    1. Oui, en effet. Ce manoir existait encore en 1979 lorsque je suis parti de Dieppe, mais je ne l'ai pas retrouvé dans les années 90 lorsque je suis retourné dans ma bonne ville, tout comme ma vieille école Desceliers, du reste, et l'inoubliable palais mauresque qui s'était tout simplement "volatilisé". Je suis passé plusieurs fois devant son ancien emplacement, finissant même par croire que j'avais perdu la mémoire et que je cherchais là où il ne s'était jamais trouvé. J'ai posé des questions et on m'a expliqué. Malheureusement, je ne m'étais pas trompé d'emplacement, les pelleteuses et autres engins étaient tout simplement passés avant moi.

      Quant au manoir Saint-Martin, il se trouvait pas très loin de l'ancienne école Desceliers, à l'angle de la rue Parmentier. On aurait dû peut-être le "retaper" et le conserver. Le palais mauresque aussi, mais bon, je comprends par ailleurs, bien que très mal, que l'on ait voulu construire du fonctionnel et du vendable. Il est bien question de "flinguer" le pont Colbert, alors ...

      Pour le Manoir Saint-Martin, vous avez une magnifique photo datant de 1905. En 1979, il était encore le même. Rien n'avait vraiment changé et la pelouse et le Boulevard de Verdun, voitures, trafic et éclairage mis à part, étaient encore ceux de la photo de 1905 (rue Aguado à l'époque).

      Le lien pour la photo du manoir qui, il me semble, a déjà fait l'objet d'une exposition et de commentaires sur Quiquengrogne, est : 

      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dieppe_boulevard_Aguado_vers_1905.jpg

      FG

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  16. En effet ! Quelle magnifique demeure ! Des morceaux d'histoire effacés pour toujours ... Heureusement qu'il reste ces anciennes cartes postales pour nous rappeler qu'elles ont un jour exister ! Il est vrai que tout ne peut pas être préserver, mais au lieu de construire à tout pris et à n'importe quel prix, il faudrait penser à rénover avant ! Non seulement cela coûte moins cher, mais en plus préserve notre histoire et surtout les témoins de cette histoire ... Il y a de quoi faire à Dieppe !

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  17. En effet ! Quelle magnifique demeure ! Des morceaux d'histoire effacés pour toujours ... Heureusement qu'il reste ces anciennes cartes postales pour nous rappeler qu'elles ont un jour existé ! Il est vrai que tout ne peut pas être préservé, mais au lieu de construire à tout prix et à n'importe quel prix, il faudrait penser à rénover avant ! Non seulement cela coûte moins cher, mais en plus préserve notre histoire et surtout les témoins de cette histoire ... Il y a de quoi faire à Dieppe !

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  18. Sur la première photo , désolé Jean louis,il s'agit bien du Versailles qui contourne le phare de l'ouest. Le commandant s'appelait Philippe Bagoud et j'attendais pour le remplacer. C'est moi qui ai pris la photo. le deuxième navire est en effet le Champs Elysées qui est arrivé plus tard et que j'ai commandé à la fin de ma carrière qui a correspondu au départ de l'Armement naval de Dieppe en 1992.

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