dimanche 2 décembre 2012

La darse de pêche




16 commentaires:

  1. Si je ne me trompe, on voit sur la dernière photo l'ancien Pont Ango, pont tournant construit en 1881 et détruit par les Allemands en 1944, je crois. Il fut remplacé en 1950 par l'actuel pont Ango qui fonctionne comme un pont-levis et qui donne accès au Pollet et à ce cher pont Colbert sur lequel, étant jeune, je restais, au nez et à la barbe des pontiers, lorsqu'il se mouvait : je bénéficiais ainsi, comme bien d'autres petits garnements, d'un petit "tour de manège" gratuit.

    La darse de pêche, c'est le quai Duquesne, n'est-ce pas ? Il y avait dans le coin un café qui s'appelait le "Café de la Darse", estaminet qui avait donné son surnom à un de mes compagnons d'époque.

    Je crois reconnaître donc le bassin Duquesne qui donnait jusque dans les années 30 sur le bassin Bérigny (à l'emplacement duquel se trouve aujourd'hui l'Hôtel de ville et le parc d'agrément) et qui, encore à la fin des années 70, faisait port de pêche, mais aussi de plaisance. Maintenant, d'après les photos que j'ai pu voir, le port de plaisance se trouve tout au long du quai Henri IV où ne viennent plus accoster le Valençay et le Villandry de mon enfance. Je me souviens aussi que dans ce même avant-port il y avait quelques petits bateaux de pêche, tout près de la fameuse gare maritime (disparue également sous des tonnes d'innovations marchandes : "why not ?") et le bateau des promenades en mer qui prenait l'été des passagers à quelques encablures du Pont Ango. Comme tout cela a dû changer !

    Fausto Garasa.

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    1. Le café de la darse n'existe plus depuis peu. Nous avions donc un ami commun : "La darse" que je rencontre de temps en temps.
      L'actuel bassin Duquesne était coupé en deux. D'un côté, darse de pêche avec l'ancien pont Ango et de l'autre l'accès au bassin Bérigny par le pertuis Lavoinne.
      Le port de plaisance, c'est l'avant-port en fait. Il y a toujours les promenades en mer. ;+))
      Olivier

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  2. S'il s'agit du même "La Darse", garçon pour le moins solitaire et original (il avait par exemple l'habitude de nous donner à chaque fois des prénoms différents et qui n'étaient jamais les nôtres), mais pour le moins attachant (bien qu'il ne se laissât jamais "attacher"), je compte sur vous pour lui transmettre mon bonjour, s'il se souvient de moi, bien entendu, et de la Maison des Jeunes de la rue du 19 Août et de toute sa "faune" (mot qui n'a rien, dans ma bouche, de méprisant : j'en faisais partie).

    Que ce soit lui ou pas, c'est en tout cas fort touchant.

    Merci.

    Fausto Garasa.

    PS: je crois qu'on l'appelait "La Darse" parce que - mais je n'en suis pas sûr - quelqu'un de sa famille tenait ou avait tenu le café de la Darse. Bon, tant pis pour le café. Tout change et peut-être qu'un jour nous apparaîtrons, nous, sur une photo et les futurs "acteurs" de Quiquengrogne chercheront, à partir de quelques indices piochés à gauche et à droite, à dater l'événement (un peu comme pour la De Dion-Bouton ou le vapeur Duquesne (au secours, j'ai peur !).

    Fausto Garasa.

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    1. Il s'agit bien du même. Ses parents tenaient le café en question. Je le saluerai. Nous avons dû nous croiser à la MJC. Il y avait Jean-Marc Morin aussi, qui est décédé cette année.
      Olivier

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    2. Je ne me souviens pas de Jean-Marc Morin. En tout cas je n'ai pas souvenance de ce nom. Il se peut que je l'aie connu, mais peut-être que nous n'avons fait que nous croiser.

      Était-ce le nom du directeur de la MJC de l'époque (je crois qu'il s'appelait plutôt Taillart, orthographe non garantie) ou était-ce grand chevelu aux cheveux frisés qui jouait sans arrêt au tiercé et qui, tout comme La Darse, était plus âgé que moi ? Moi c'était l'époque de Caquin, Noël, Calavia, Vincent,Robert, jeunes gens également un peu plus âgés (ou parfois beaucoup plus âgés) que moi, mais assurément mémorables compagnons.

      Que j'aie connu ou pas Jean-Marc Morin, peu importe, un décès est toujours une chose grave, surtout à ces âges et ne peux qu'en être attristé.

      Un jour ou l'autre nous nous transformerons, comme je l'ai suggéré dans un message précédent, en De Dion-Bouton ou en vapeur Duquesne pour personnes en quête de datation.

      Témoignages de photos jaunies sans doute ...

      Fugit irreparable tempus.

      Fausto Garasa.

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  3. Et le café de La darse, a-t-il été photographié ?

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    1. Je l'ai peut-être dans mon stock de photos.
      Olivier

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  4. Fausto désolé mais en 1950 le Bassin BERIGNY était déjà comblé,il y avait des baraquements en bois il y avait la sécurité sociale avant la construction en dur,à la place de la mairie la piscine du CND,le terrain de basket en machefer du DUC,une aire pour jouer à la Lyonnaise,une laiterie industrielle ,les bureaux du pôle emploi de l'époque;et naturellement les foires d'été et d'hiver

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    1. Je crois que sa phrase était mal construite. J'ai connu aussi les baraquements des Ponts et Chaussées sur le "parc Jehan Ango".
      Olivier

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    2. Pour Alain et Olivier : mon message parle de la construction de notre pont-levis (nommé Ango comme bien d'autres choses du cru) construit en 1950, puis du bassin Duquesne qui donnait sur le bassin Bérigny "jusque dans les années 30" (c'est écrit 30, pas 50), ce qui sous-entend qu'après il ne pouvait plus donner sur le bassin Bérigny puisque ce dernier fut comblé "dans ces eaux-là" (jeu de mot mis à part).

      Quant à l'hôtel de ville et au parc (si ce dernier existe encore, bien entendu : il fut réalisé, je crois, au début des années 70 et comprenait un petit pont en bois et des jeux pour enfants), ils se trouvaient bien (non pas dans les années 50 que je n'ai pas connues, mais à mon époque, celle de ma MJC),sur l'emplacement de l'ancien bassin Bérigny. Bien avant il y avait, selon ma mère et ma soeur, des baraquements en bois qui longeaient une rue dont j'ai oublié le nom.

      C'était pourtant clair. Bon ce n'est pas grave. Amitiés et à bientôt.

      Fausto Garasa.

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    3. Le parc Mitterand existe toujours avec son petit pont en bois.
      J'ai été à l'école avec Caquin. Il habitait rue d'Ecosse. Nous échangions des illustrés : Akim, Battler Briton entre autres. Il est toujours dieppois.
      Olivier

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    4. Exact ! Mon Philippe, je ne sais pas ce qu'il est devenu, mais ce gars, parfois délirant, m'a fait rêvé avec son ésotérisme, ses sports de combat et sa magnifique volonté.

      Un dur au bon sens du terme. Lui et notre copain Christian Leroy (pas du tout le même genre), quelle classe !

      L'Atlantide, la fin du monde, les Templiers, Nicolas Flamel, Gisors, les Cathares et les rêves de l'enfant que j'étais.

      J'ai rencontré Philippe pour la première fois, non pas à la MJC, mais au Judo Club tenu par monsieur Maure (je ne garantis pas non plus l'orthographe, mais c'était le grand rival de Dumesnil, excellent enseignant également "basé sur la plage", comme on dit de nos jours).

      Thank you very much for all, my dear Olivier. Il est vrai que je devrais plutôt dire, "muchísimas gracias, querido Olivier".

      Fausto Garasa.

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    5. Notre ami Caquin parlait quelquefois de "force" et d'ésotérisme. Je pense qu'il a dû avoir un petit souci de santé (AVC ? ) qui l'oblige à claudiquer, mais il est bien présent et c'est l'essentiel.
      Olivier

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    6. Mon Dieu ! Qu'il se rétablisse le plus tôt et le mieux possible. Je connais sa volonté, elle n'a pas dû disparaître comme cela. Il semble d'ailleurs, d'après ce que je viens de lire, s'être déjà sorti du plus mauvais pas.

      F.G.

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  5. Tant que le Pont Ango et la porte écluse n'étaient pas construits c'était un bassin d'échouage ,le seul accés à l'ILE DU POLLET était une passerelle au droit de la place Louis VITET
    Les chalutiers passaient par le pont COLBERT pour décharger à l'endroit de l'actuelle hall aux poissons;la route vers le BCMO passant derriére les Chantiers de Normandie n'existait pas

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  6. Une chose m'étonne, c'est la présence de paquebots, tout au fond, vers la Chambre de commerce, la manoeuvre devait être délicate pour amener jusque là ces grands bateaux et uniquement à marée haute !
    Sino, tout à fait d'accord avec Alain Brai quant à la description de ce qui occupait l'ex-bassin Bérigny dans les années 50/60, il me semble aussi (à confirmer) qu'il y avait encore des amoncellements de morceaux de béton du côté de la piscine du CND qui auraient été les morceaux de l'ancien casino détruit en 1942.
    Amicalement
    Georges-Marie

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