mardi 13 septembre 2011

Le Parti Populaire Français de Doriot

Le PPF fut fondé par Jacques Doriot en 1936. Doriot, ancien Maire de Saint Denis en 1931 et membre du Comité Central du Parti Communiste Français fut exclu de celui-ci en 1934 pour avoir prôné l'alliance avec la SFIO. Doriot deviendra farouchement anticommuniste puis prôna la collaboration avec l'Allemagne. Le PPF est financé par le grand patronat par l’intermédiaire en particulier de Pierre Pucheu et de Gabriel Leroy-Ladurie (directeur de la banque Worms). La haute banque est très présente : « dont la banque Vernes, la banque Rotschild Frères, la Banque L. Louis Dreyfus, la Banque Lazrd, la BNCI et la Banque de l'Indochine. Dissous en 1940, le PPF fut refondé en avril 41, sans avoir interrompu son activité. En 1941 Doriot fonde la LVF, Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme. Ils iront combattre les Russes sous l'uniforme allemand. Le PPF ne compta jamais plus de 20 adhérents sur Dieppe et quelques sympathisants. De nombreux groupes collabos existaient sur Dieppe "Les Amis du Maréchal" présidée par le rédacteur en chef de la Vigie de Dieppe, Révolution Nationale, Les Amis du Cri du Peuple, Le Cosi, Le RNP de Marcel Déat et l'Entraide Nationale de Jeunes.Tous ces groupements étaient squelettiques si l'on en croit les rapports de police et surtout, les militants étaient interchangeables. Ceux du RNP venaient grossir les rangs du PPF et tout le monde se retrouvait au COSI ou aux Amis du Maréchal.






Jacques Doriot est tué par un avion sur le territoire de la commune de Menningen, le 22 février 1945

L'article de Wikipédia est très complet sur le PPF

2 commentaires:

  1. Bonjour

    Faut-il rappeler que ce monsieur a été formé dans les écoles du Komintern à Moscou. Il devint député communiste à 25 ans, maire de Saint-Denis à 32, Jacques Doriot fut au sein du PCF le grand rival de Maurice Thorez.
    Pour avoir refusé de se plier aux exigences de Staline et prôné trop tôt un rapprochement avec les socialistes, il est exclu du Parti en 1934. (source Métapédia)

    Juste d'ajouter que dans son journal Goebbels écrit au sujet de Doriot :
    Mardi 3 août 1937 : « Doriot a subi une grave défaite face aux Communards. La France paraît basculer irrémédiablement vers le communisme. »
    21 mars 1943 : « Je reçois un mémoire de Doriot sur l'état de la France : la situation intérieure semble des plus chaotiques. Le document expose les graves insuffisances de notre ambassade à Paris. ».
    4 avril 1943 : « Doriot s'est rendu à Berlin et a eu une longue discussion avec quelques-uns de mes collaborateurs. Il les a mis en garde avec insistance contre la politique de double jeu de Laval. Ce dernier, selon lui, joue fermement la carte américaine et nous présente un visage tout autre que le sien véritable. Selon Doriot, Abetz est l'homme le moins approprié qui soit pour représenter nos intérêts en France (…) Il est déplorable qu'Abetz fasse complètement obstacle au travail de gens comme Doriot, qui a toujours été antibolchevique et a donné mainte preuve de ses bonnes dispositions envers la collaboration.
    3 août 1944 : « Doriot nous a approchés via Himmler et demande qu'on lui donne au moins la liberté de se comporter en agitateur. Laval s'est révélé inapte aux services que nous attendions de lui. Dans de nombreuses régions de France, c'est une insurrection ouverte qui règne. Laval n'est pas en mesure de la réduire à néant. A quoi nous sert un Premier ministre qui s'est voué à l'attentisme et qui en pratique ne nous apporte pas le moindre avantage ! Doriot manque certes de partisans au sein du peuple, mais il pourrait en gagner si on lui concédait une liberté de manœuvre. Je conviens avec Bormann que nous exposions tous deux ensemble ce problème au Führer... J'attaque ensuite, auprès du Führer, le thème Laval-Doriot-Ribbentrop. Le Führer, qui en a déjà parlé avec Ribbentrop lors de la conférence sur la situation, estime lui aussi que Doriot serait plus approprié que Laval au service de nos desseins. Laval interdit à Doriot toute activité oratoire officielle (…). Le Führer en conclut qu'il vaudrait mieux marcher avec Doriot qu'avec Laval. Toutefois, notre ambassadeur est farouchement opposé. Mais que penser de diplomates qui sont mariés avec une femme originaire du pays où ils exercent leur activité diplomatique et qu'on peut, de ce fait, considérer d'emblée comme étant de parti pris ! Je conforte le Führer dans son idée de faire remplacer Laval par Doriot et de jouer ensuite cette nouvelle carte.»

    C'était oublier le 6 juin 1944 ... Bien plus que notre LIBERTE, ce jour-là, c'est notre honneur qui nous fut offert ! Que serait devenue la France si les projets que Gobbels avait pour Doriot s'étaient réalisés ?

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  2. @ Sophie
    Merci pour ces précisions.
    Bisous
    Olivier

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